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Rencontre avec une marquise [pv Juliette Chevalier]

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Rosa Michaelis

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MessageSujet: Rencontre avec une marquise [pv Juliette Chevalier] Mer 18 Sep - 10:06
Cet après-midi-là, il faisait un temps doux. Le soleil brillait, une petite brise soufflait quelquefois mais aucun nuage menaçant n’était visible. Rosa partit dans la ville londonienne où elle y déambula au milieu des autres personnes pendant deux bonnes heures. Elle avait plusieurs courses à faire pour son employeur et les magasins dans lesquels elle devait passer, ne se trouvaient pas forcément tout près. Alors il lui arrivait de devoir marcher quelques minutes avant de trouver le magasin qu’elle cherchait. Quand elle entendait les gens parler anglais et qu’elle leur répondait dans cette même langue, la jeune domestique avait des fois l’impression de ne pas trop être à sa place. Malgré qu’elle vivait en Angleterre depuis plusieurs années déjà, son accent anglais restait encore légèrement pitoyable. Après tout, la jeune femme était originaire d’Italie, même si elle a passé la plus grande partie de son enfance dans ce pays qui est celui de sa famille adoptive. De retour chez son employeur, les sacs remplis de courses, elle les rangea à la cuisine. En y ressortant, son maître l’interpela.

- Rosa ! Vous allez m’accompagner au château, j’ai une affaire à régler là-bas.

- Bien Monsieur Grant !

La jeune domestique s’inclina légèrement en signe de respect. Monsieur Grant lui demanda ensuite de préparer quelques affaires pour aller au château et Rosa s’empressa de faire ce qu’il lui avait demandé. Une fois tout cela prêt, elle partit avec son maître pour le château de Hampton.

- Bon je pense que j’en aurai pour un moment et je n’aurai pas besoin de vous pendant ce temps. Je vous laisse donc un peu de temps libre, profitez-en donc un peu !

Ceci surprit un peu la jeune Rosa. C’était rare qu’elle puisse avoir du temps libre en plein après-midi, et surtout si c’était son employeur qui le lui donnait. Elle l’en remercia et tous deux se séparèrent, son maître allant régler son affaire. La jeune femme avait entendu parler à maintes reprises des jardins qui se trouvaient au château quand elle était en ville. Et d’après ce que les gens disaient, ils étaient vraiment beaux. Ayant du temps libre accordé par Monsieur Grant et un magnifique soleil, Rosa partit donc vers ces fameux jardins, trop envieuse de voir comment il était. Elle marchait tranquillement dans les jardins, heureuse de voir que les rumeurs qu’elle avait entendues étaient vraies.


Dernière édition par Rosa Michaelis le Mer 18 Sep - 16:51, édité 1 fois
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Juliette Chevalier
 

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MessageSujet: Re: Rencontre avec une marquise [pv Juliette Chevalier] Mer 18 Sep - 14:13
    C'était devenue une de ces habitudes qu'avait prise la famille Brighthood d'aller à la cours au minimum deux fois par semaine. La veille ils n'avaient pu s'y rendre car Madame était trop souffrante. Elle était donc restée au lit toute la journée. Son mari et son fils à ses côtés. Juliette, elle, avait passé sa journée à écrire des lettres pour la France. Le domaine de ses parents. Ils lui manquaient, et parfois même il lui arrivait de jalouser son fiancé.
    Lui au moins n'avait pas cette horrible sensation d'avoir été arraché comme une mauvaise herbe pour être rempotée dans un jardin bien plus grand, et devenir une jolie rose dont on ne voit que le prix de la dote. Juliette ressentait cela depuis maintenant trois années.
    Mais le fait de savoir qu'elle n'aurait le droit à son échappatoire favoris le temps d'une après-midi la veille, lui avait quelque peu abattue le moral. Enfermée dans sa chambre à écrire, ne vouloir comme présence que cette gentille et ravissante servante, répondant au nom de Daphnée. Elle avait refusé toute entrevue avec Jeremiah. Regardant le jardin au travers des vitres. Elle se prenait à rêver à fouler le jardin du château qui lui faisait tant penser aux jardins français... Douce et amer nostalgie qui s’immisce dans ses veines, venant lui serrer le coeur et la rendre malade de cet éloignement.

    Mais privée de sa sortie qui la rendait heureuse, Juliette ne fut que plus enjouée lorsqu'elle sut au matin qu'aujourd'hui ils allaient se rendre au château de Hampton. La jeune française ne put réprimer un large sourire. Elle se hâta à terminer de petit déjeuner et demanda l'autorisation à quitter la table. Son engouement avait surpris les membres de la famille Brighthood. Mais elle ne leur donna aucune explication, jugeant qu'ils n'en avaient besoin d'en entendre. Elle leur fit une simple révérence et fila d'un pas rapide, souple et tout en élégance.
    Mais lorsqu'elle fut hors de portée de toute vision, elle se mit à faire de grandes enjambées, courant presque pour rejoindre sa chambre. Elle entendait les pas pressés de Daphnée derrière elle. La jeune servante savait Ô combien sa jeune maîtresse avait besoin de ces sorties.
    Juliette lui en avait souvent parlé, et la jeune fille était aussi affectée par le sort de la jolie fleur dont elle avait la charge.

    Tout en se faisant aider à se préparer, elle contait à Daphnée la joie qu'elle avait ressentis lors de cette annonce de sortie. La brune lui avait même demandé de lui mettre sa jolie robe bleu ciel avec des reflets parme tout en douceur et élégance. Et de la coiffer en un chignon natté. Elle autorisa même la petite servante à se maquiller un peu pour son plaisir. La jeune marquise vit de la joie sur le visage de la jeune Daphnée et cette vision la rendit encore plus de meilleur humeur.
    Une fois fin prête elle orna juste ses poignets d'un ou deux bracelets en argent et retourna dans le grand salon de la demeure.

    La jeune fiancée détourna le regard lorsque les yeux froid de Jeremiah se posèrent sur elle. C'était ce genre de regard qui lui glaçait le sang.
    Elle attendit donc qu'on daigne l'avertir du départ, elle monta en calèche et regarda le paysage, inspirant l'air à plein poumons. Elle ne discutait pas vraiment avec sa belle-famille. Juliette avait surtout hâte d'arriver et de pouvoir se balader paisiblement dans les jardins.
    Une fois qu'elle posa pied à terre au château de Hampton, elle lâcha prestement la main de son fiancé. Elle suivit docilement la famille pour aller saluer Ducs et Duchesses, ainsi que la Reine.
    La demoiselle Chevalier, avait sans cesse cette sensation de mal être ici, à la cours.
    Tout ces regards posés sur sa petite personne. Elle avait l'impression d'être une de ces bizarreries que l'on expose dans des cirques grotesques.

    En France elle avait une seule et unique fois assistée à ce genre de pitrerie grotesque. Elle en avait un souvenir très précis, elle se souvenait de cette place parisienne, non loin du parvis de Notre Dame et juste en face du Palais du Justice. C'était en automne, le temps était à la grisaille et au vent frais. Elle était avec sa douce et tendre mère ainsi que sa bonne nourrice. Sa mère avait entendu parler lors d'un salon avec des amies, de ce petit théâtre des horreurs, ce bal aux étrangetés vivantes. Elle avait été animé par la curiosité et avait tiré sa fille et sa nourrice dehors par ce temps chagrin. Juliette se souvenait de l'odeur fade et disgracieuse des gens autour d'elle. De là, où elle était situé elle avait la simple vue sur une femme forte que l'on exhibait nue en pleine rue. C'était bien la première fois qu'elle voyait un corps féminin avec des lambeaux de chairs rond, pendre à pratiquement toucher terre. Elle se souvint de la pitié qu'elle avait alors ressentit pour cette femme, dont le visage laid n'avait de beau que ses tristes yeux bleu. Juliette n'avait su soutenir son regard si profond. Elle se souvient d'avoir détourné le regard, puis tourner ses talons pour avancer sur la place du Palais de Justice et tenter en vain de faire sortir de sa tête cette image ridicule, pitoyable et grotesque de cette femme.

    Et ici, en Angleterre, à chaque fois que la marquise se rendait à la cours elle avait ce désagréable ressentit d'être cette pauvre femme. La jeune lady française après les salutations avait ce grand besoin de fuir et d'aller se ressourcer dans les jardins. Elle salua Jeremiah ainsi que le Lord et la Lady Brighthood, et leur tourna le dos partant, la tête haute, un petit sourire ravi aux lèvres. Une première partie de ses chaînes venant de tomber, elle se sentait nettement plus légère.
    Lorsqu'elle passa la grande porte et sortie sous la chaleur et le soleil de l'extérieur, la jeune femme ne put retenir un soupir léger de bien être. La nature, les jardins, les fleurs, tout pétales dehors, s'offrant au soleil la ravissait.
    Juliette avança d'un pas lent et léger, arpentant les allées et s'enivrant de tout ces parfums. Elle adorait le petit piquant de la rose, la douceur des jonquilles et des lys, le sucré des violettes, l'odeur revigorante des lavandes. Tout cela la rendait heureuse. L'herbe fraîchement taillée sentait la terre et le chaud. Certaines teintes de vert allant parfaitement avec celui de ses iris.
    Tout en se baladant et effleurant les fleurs et arbustes sculptés elle regardait ailleurs, ne faisant guère attention où elle aller.

    Mais lorsque l'on est tête en l'air on finit toujours par marcher là ou il ne faut pas. Et la douce Juliette ne fit pas exprès d'écraser un peu le pied d'une personne. Sentant le changement de texture du sol, elle sortit de ses rêveries et posa le regard sur une jeune femme. Elle l'observa rapidement.
    Une tenue sobre et de long cheveux châtains, un visage fin et jeune, ainsi que de grand yeux marron.
    Elle était ravissante, mais l'heure n'était point à la contemplation, et elle allait en oublier sa bonne éducation.

    "_ Oh veuillez m'excuser. Je ne vous ai pas vu. Vous ai-je fait mal ?"

    Elle la regardait avec sincérité, étant réellement navrée de lui être rentrée à moitié dedans. Elle avait été bien trop rêveuse, car bien trop heureuse de sortir du domaine de sa belle-famille.
    La brune regardant la jeune femme, attendait sa réponse avec une légère inquiétude. Elle savait que son anglais était des plus correct mais on sentait encore son léger accent français, et parfois cela attisait la curiosité des gens.

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MessageSujet: Re: Rencontre avec une marquise [pv Juliette Chevalier] Mer 18 Sep - 16:42
Ca rendait la jeune domestique heureuse que son maître lui ait accordé du temps libre. Et ça l’a rendait d’autant plus heureuse de savoir qu’elle pouvait en profiter. Quand elle entra dans les jardins et déambula dans les allées, elle eut l’impression de rêver. Ce qu’elle avait entendu sur ces jardins s’avéraient être vrai mais c’étaient même encore mieux que ce qu’elle imaginait. Elle sentait tous les parfums des fleurs se mélanger et le toucher des arbustes lui chatouillait la peau. Si la jeune femme s’écoutait, elle serait déjà en train de courir comme une folle dans les allées ou bien même de se rouler dans l’herbe fraîche. Mais elle ne le pouvait pas. Le couple qui l’avait recueillie, lui avait enseigné les bonnes manières. Elle savait qu’en public il y avait des choses qu’elle ne pouvait pas se permettre de faire ou de montrer. Surtout si elle voulait éviter de nuire à la réputation de la personne qui l’emploie.

Rosa contenait donc cette envie qui restait néanmoins présente au fond d’elle. Les délicieux parfums de toutes ces fleurs qu’elle voyait lui envoûtaient presque complètement. Elle s’arrêta un instant devant des lavandes et était presque tentée de rester devant. Cependant, elle ne le devait pas. Premièrement parce que sinon elle gênerait le passage et deuxièmement, parce que si elle le faisait, elle commencerait à trop rêvasser et ne serait plus attentive à ce qu’il se passe autour. Elle devait rester attentive si son maître arrivait ou non. Elle se remit donc en route, respirant cet air parfumé.

Soudain, elle s’arrêta une nouvelle fois, jetant un petit coup d’œil derrière elle, regardant si son employeur avait déjà fini. Il semblait que non. Elle sentit ensuite un léger poids sur l’un de ses pieds et se retourna en entendant une voix s’excuser.


"_ Oh veuillez m'excuser. Je ne vous ai pas vu. Vous ai-je fait mal ?"

C’était une jeune femme, très élégante et jolie. Ca se voyait bien qu’elle n’était pas une simple personne comme la domestique. Rosa se recula légèrement et inclina légèrement et poliment la tête comme on lui avait appris à le faire devant les personnes de noblesse.

- Oh c’est moi qui suis désolée ! Je gênais votre passage, pardonnez-moi. Et ne vous inquiétez pas vous ne m’avez pas fait mal.

Puis elle releva la tête, regardant alors la femme qui se tenait devant elle. Elle espérait que l’accent anglais qu’elle essayait de prendre et très médiocre ne se remarque pas trop mais ça elle ne devait pas trop l’espérer car partout où elle tentait d’avoir l’accent anglais, c’était son accent italien qui prenait le dessus.
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Juliette Chevalier
 

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MessageSujet: Re: Rencontre avec une marquise [pv Juliette Chevalier] Jeu 19 Sep - 12:18

    La jeune femme regarda la manifestation de respect de la jeune fille et compris fort rapidement qu'elle devait être d'un rang inférieur au sien. Elle avait exercé le même signe que sa chère Daphnée. La marquise fut quelque peu surprise de voir une servante ici, sans apercevoir l'ombre d'un "maître". Elle parcourut rapidement l'horizon de son regard vert, sondant chaque personne digne de rang de noblesse mais ne vit personne jeter un coup d'oeil dans leur direction. Juliette finit alors par reposer son regard émeraude sur la jeune femme.
    Un léger sourire naquit aux coins de ses lèvres. Elle s’écarta un peu et lui adressa un signe de tête comme salutation. Elle savait pertinemment que les révérences étaient réservées aux nobles.

    Pourtant ave Daphnée, lorsqu’elle savait que toutes deux étaient seules dans la grande demeure, elles s’amusaient à apprendre les révérences et à les caricaturer en pouffant de rire comme deux adolescentes.
    En réalité, il n’y avait qu’ave la servante que Juliette s’amusait un peu, le climat était assez austère chez les Brighthood, elle n’osait vraiment sortir de sa chambre et aller dans les pièces communes. Et ça, surtout depuis que Jeremiah lui avait révélé que ses parents aimeraient qu’il l’amène dans chambre à coucher de son plein grès ou de force. Ainsi ils auraient l’honneur et le bonheur d’annoncer le mariage de leur fils, « Prince des Glaces ». C’était ainsi que la française et Daphnée avaient surnommé Jeremiah Brighthood.
    A cette pensée elle sourit un peu plus et revint sur terre, laissant ses pensées de côtés.

    Dans une de ses mains la marquise tenait une rose rouge, fleur de la gloire amoureuse, comme le disait certain. Elle avait prit soin de ne pas se faire prendre en la coupant à main nue sur le petit rosier plus loin. Elle avait même retiré les épines, de peur de se couper et de tâcher sa robe.
    Toujours ce léger sourire aux lèvres, elle secoua la tête de façon négative, signe que cette jeune servante n’y était pour rien, que ‘était de sa faute, elle n’avait pas à être aussi tête en l’air.

    « _ Ne vous excusez pas. C’est de ma faute, je ne regardais pas où je posais pied. »

    Elle marqua une petite pause et lui tendit d’un geste souple et élégant la rose qu’elle avait cueillit quelques minutes auparavant.

    « _ Tenez, prenez là, cela me ferait plaisir. »

    Juliette ne le faisait pas par obligation mais parce qu’elle trouvait cela normal de s’excuser lorsque l’on bousculait quelqu’un, et elle savait que, si la mère Brighthood était avec elle, elle aurait tiré Juliette et aurait fusillé du regard la jeune inconnue que voilà. Puis, elle l’aurait sermonné. Lui disant de ne plus être aussi rêveuse, qu’elle en voulait à son père et sa mère de ne point leur avoir dit que leur fille était ainsi. Rêveuse, tenant tête à leur fils, et ne pensant qu’à vagabonder dans le jardin ou dans ceux du Roi et de la Reine d’Angleterre. Qu’elle était une sorte de mauvaise graine, une mauvaise fille de bonne famille. En tout cas elle ne recevrait que des compliments péjoratifs de sa part.

    Voyant qu’elle restait plantée debout au milieu de l’allée sans vraiment échanger, la  marquise, proposa à son interlocutrice de faire un bout de chemin avec elle. Et cela tout en douceur et aimable politesse. La traitant comme son « amie » Daphnée. Avec respect et courtoisie. C’était la moindre des choses. Elle ne voulait pas ressembler à tout ces nobliaux nobles gens et sou traiter leur serviteurs, maîtres de réceptions, cuisinières autres petites mains qui les aidaient quotidiennement. Elle savait de part les racontars de Daphnée ave ses amies vivant dans un autre domaine, qu’elles n’avaient pas la même vie douce. Et cela la désolait. Alors pour Juliette il était tout à fait normal, de bien traiter toute personne. Quelque soit son statut, elles y avaient le droit, et ceux qui ne le faisaient pas méritaient un châtiment. Du moins c’est e qu’elle pensait et ce qu’on lui avait apprit en France.
    Sa nourrice, douce femme, gentille, le lui avait rabâcher jusqu’au jour où elle dut quitter les alentour de Paris pour prendre le navire qui l’emporterait loin de tout repère. C‘était comme si on l’avait jeter dans un grand brasier et qu’elle devait se débattre chaque jours pour se défaire des flammes.

    Elle commença à avancer dans les allées gravillonnées et fit signe à la jeune femme de la suivre. Elle déambulait d’un pas léger et souple, la regardant du coin de l’œil de temps à autre, se questionnant sur le fait de savoir à qui elle pouvait « appartenir ». Elle était plutôt jolie, et son temps était tout comme le sien un peu halé. Même si les temps et la mode se voulait à la blancheur porcelaine, à paraître fragile, Juliette se refusait cette apparat du plus mauvais goût. Elle préférait afficher son naturel, son teint halé de trop profiter des jardins et du soleil. Elle sentait ces regards sur elle, mais elle se disait pour relativiser un peu qu’elle ne ressemblait guère à ces espagnols pure souche, qui eux se pavanaient afin qu’on les remarque bien. C’était limite de la protubérance, un trop plein de spectacle, sans élégance, tout dans le paraître et le « m’as-tu vu ».
    Pour rompre le silence légèrement lourd  et gênant qui commençait à s’installer entre elle et son acolyte, elle décida de la questionner tout en politesse.

    « _ Veuillez excuser mon manque de tenue, mais je ne me suis pas encore présentée. Je suis Juliette, Juliette Chevalier, Marquise en France. Et vous jeune fille , avec qui ai-je l’honneur de bavasser un peu ? »

    Sa voix était douce, claire, comme une fleur qui s’ouvre au rayons du soleil. C’était ce que la brune montrait en apparence, une femme jolie, fraîche et sûrement aussi fragile qu’une fleur. Mais il fallait se méfier, les apparences sont souvent trompeuses. Juliette a beau être une « fleur française » elle sait faire preuve d’esprit et de répondant.
    Tout en patientant la réponse de la châtain, elle se permettait discrètement de cueillir une autre fleur, un lys cette fois-ci, tout en prenant garde à ce que le pistil ne tâche pas sa tenue.


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Rosa Michaelis

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MessageSujet: Re: Rencontre avec une marquise [pv Juliette Chevalier] Ven 20 Sep - 22:41
En observant la jeune femme et ses manières, Rosa n’avait plus aucun doute. Devant elle se tenait une personne qui avait un rang bien supérieur au sien. Ce n’était pas difficile de le savoir en fait puisque la plus grande partie du monde qui se promenait dans les jardins étaient dans la noblesse. Néanmoins, la jeune fille remarqua aussi que la femme qui était devant elle, n’avait pas l’air d’être comme tous ces autres nobles, coincés, ne sachant pas vraiment profiter de leurs quelques petites balades ou alors dès qu’une personne leur rentre dedans ils deviennent assez désagréables. Et elle pourrait encore en faire toute une liste. Bien sûr elle avait été élevée par des anglais alors ses avis pouvaient être partagés car elle respectait vraiment Monsieur et Madame Michaelis qui avait pris soin d’elle alors que rien ne les y obligeait. Bon eux n’avaient déjà pas un rang très élevé puisque c’étaient d’anciens domestiques alors c’était bien plus facile à vivre avec ses parents adoptifs qu’avec les employeurs qu’elle avait eus. Bien que ses premiers employeurs avaient été gentils, (la maîtresse qu’elle a eu ensuite, elle préfère l’oublier car elle en a gardé un bien mauvais souvenir) et que son employeur actuel l’est aussi, elle devait bien admettre que ce n’était pas toujours simple la vie avec eux.

La jeune femme maintenait que c’était de sa faute et que la domestique n’avait pas besoin de s’excuser, ce qui déboussola quelque peu Rosa. Sur le moment, elle ne savait plus trop quoi dire. La famille Michaelis lui avait appris qu’il ne fallait jamais contrarier ou contredire quelqu’un de haut rang mais elle se sentait quand même responsable puisqu’elle était restée dans le passage à regarder ailleurs. Alors qu’elle était en train de rêvasser, coincée entre faire ce qu’on lui avait appris ou réagir par rapport à sa responsabilité, Rosa fut surprise par le geste de l’inconnue. Elle lui tendait une rose pour la lui offrir. Maintenant que la servante y pense, c’est vrai que la ravissante inconnue tenait cette rose depuis leur rencontre. Elle devait sûrement l’avoir cueillie dans les jardins durant sa promenade. Ce qui étonnant d’ailleurs car d’après le maître de Rosa, il était interdit de cueillir les fleurs ici. Quoique en fait c’était permis mais il ne fallait juste pas se faire attraper.


- C’est très aimable à vous, je vous remercie !

La jeune fille prit la rose et se mit à sourire en regardant cette fleur. Ca lui faisait plaisir d’en recevoir une mais aussi parce que cette coïncidence la faisait rire intérieurement. Effectivement, elle avait le même nom, en italien, que cette fleur aux doux pétales. Elle plaça ensuite la rose dans ses cheveux qui étaient attachés. Il y eut un petit moment de silence qui régnait entre les deux femmes. Puis, la jeune inconnue proposa de faire une petite promenade avec elle. C’était proposé avec tellement de courtoisie et de douceur que ça en surpris la servante. Même son maître qui était pourtant assez gentil avec elle, ne la traitait pas avec autant d’égards. C’était comme si elle se faisait traiter comme une égale. La petite domestique jeta encore un petit coup d’œil derrière elle. Voyant que son maître n’était toujours pas de retour, elle suivit alors son interlocutrice. Sa démarche correspondait bien à la personnalité que devait avoir l’inconnue. Souple et léger mais pas comme les autres femmes qui se forçaient à avoir ce genre de démarche juste pour paraître bien aux yeux des gens. Non là c’était vraiment naturel.

« _ Veuillez excuser mon manque de tenue, mais je ne me suis pas encore présentée. Je suis Juliette, Juliette Chevalier, Marquise en France. Et vous jeune fille , avec qui ai-je l’honneur de bavasser un peu ? »

La domestique afficha un sourire sur ses lèvres et se présenta à son tour poliment et respectueusement à la marquise.


- Enchantée de vous connaître Dame Chevalier ! Quant à moi, je m’appelle Rosa Michaelis, simple servante.

Elle regarda la marquise cueillir une fleur de lys et sourit. Apparemment, Juliette était une femme qui appréciait beaucoup les jardins. En même temps, quand on la voyait déambuler gracieusement dans les allées et être autant épanouie devant les diverses fleurs, on ne pouvait penser que à cette théorie. Sa curiosité prenant le dessus, Rosa ne put s’empêcher de poser une question qui peut paraître un peu indiscrète.

- Pardonnez-moi si je vous semble indiscrète mais est-ce la première fois que vous venez ici ?
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MessageSujet: Re: Rencontre avec une marquise [pv Juliette Chevalier] Ven 27 Sep - 19:41
    La marquise avançait toujours en compagnie de la jeune femme. Elle hocha la tête à son nom et sourit envoyant qu’elle lui avait offert une rose, et que son nom dans une autre langue signifiait la même chose. Juliette appréciait aussi le léger accent qu’elle entendait. Elle se sentait ainsi moins seule comme étrangère. Et pour être franche envers elle-même ça la rassurait.
    Après trois ans à ne vivre qu’avec de pur anglais, entendre d’autre accents ailleurs que lorsque des grandes festivités cela la ravissait. Elle indiqua d’un petit mouvement de tête une allée un peu boiser et y marcha avant de s’installer sur un banc, elle lissa sa robe sous ses fesses, puis sur ses genoux. L’air y était doux, pas étouffant comme sur les allées principales. Et l’odeur fraîche des arbres était des plus subtil et agréable.
    Même si on arrivait en automne, le temps était encore doux et un simple petit châle allait parfaitement. C’était léger. Et de plus les différentes matières qui existaient été sublime, sauf peut-être les étoles en velours. Trop lourdes et pompeuses au goût de la jeune française. De plus le velours correspond mieux à une certaine catégorie d’âge.
    Elle qui vient tout juste de dépasser les vingt ans peut encore se permettre quelques fantaisies vestimentaires, mais la demoiselle aime à être élégante et fraîche.
    Elle n’est pas comme toutes ces jeunes filles exubérantes, et pouffant de rire à la moindre occasions comme de pauvres idiotes. Mais au moins elles ont le loisirs de se faire voir et qu’on s’intéresse à elle. Mais Juliette, même si elle est souriante, ravissante, aimable, préfère rester loin de tout cela. Elle sait que bon nombre d’homme aimeraient la courtiser, mais il sentent rapidement cette onde gelée s’abattre non loin d’elle et grand nombre sont désarçonnés et abandonnent leur entreprise.
    Ce genre de comportement qu’à Jeremiah en elle l’exaspère et lui donne sans cesse cette impression d’être prisonnière de ses désirs, d’être dans une cage luxueuse. Parfois même, il lui arrive de se demander s’il ne la fait pas surveiller.

    Un soir, oh oui elle s’en souvient bien de ce soir là. On avait du bien entendre sa voix dans les couloirs. C’était sûrement la seul fois où elle avait été autant énervée contre son fiancé qu’elle n’aimait point d’amour. Il lui faisait bien trop froid dans le dos. Elle imaginait même sa couche dans un pays froid. Ses draps seraient gelés. Son oreiller serait fait de neige. Mais bien évidement cela n’était que fantaisie.
    Mais revenons en à ce soir là, où la jolie tendre fleur avait piqué une colère envers son glacial fiancé. La douce enfant avait été en balade la journée avec Daphnée qui la secondait, la française avait fait quelques achats mais se sentait en perpétuelle observation, si fortement qu’elle alla prendre un thé et observa autour d’elle avant de voir cette homme, grand, fin, comme un fil. Qui la regardait à la loupe et bien trop pesamment pour que e ne sois qu’une observation d’envie.
    En rentrant Juliette laissa ses boîtes à Daphnée et ne prit la peine d’enlever son manteau qu’elle alla frapper à la porte de Jeremiah et explosa toute sa colère en français avec le comportement possessif qu’il venait d’avoir. Sa crise de nerfs dura bien quelques minutes et elle ne laissa parler le jeune marquis avant d’en terminer et lui tourner le dos, avant de partir tête haute et fortement agacée.

    Ainsi donc Juliette regarda brièvement les alentours et se détendit en ne repérant personne de bien trop suspect. Puis, doucement elle se positionna de trois quart pour mieux converser avec la jeune Rosa.
    La marquise avait envie de la questionner sur ses origines, et sur ses « maîtres ». La curiosité la piquait véritablement. Mais par politesse elle observa un instant la jolie châtain avant de sourire doucement et prendre paroles.

    « _ C’est la première fois que vous venez ici ? A la cours et dans les jardins demoiselle ? Les jardins sont pour moi une grande bulle d’oxygène, d’air frais. Et toutes ces teintes de vert et de couleurs tellement variées me font à chaque fois penser à un tableau dans lequel je me serais plongée.»

    Sa voix était douce et posée, elle désirait mettre à l’aise la jeune personne devant elle. Et on lui avait apprit comment faire depuis sa plus tendre enfance. Mais il est vrai qu’enfant, la jeune femme amadouée bien plus les nourrices et servantes qu’elle ne les mettait à l’aise. Mais ave le temps, l’âge et la maturité on y parvient. Et comme la douceur française à une certaine réputation à l’étranger, elle comptait bien le démontrer à la petite servante bien mignonne que voilà. Et la jeune fiancée allait ainsi pouvoir tout en douceur calmer sa curiosité en apprenant les choses en prenant le temps.

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MessageSujet: Re: Rencontre avec une marquise [pv Juliette Chevalier] Dim 6 Oct - 13:26
Rosa suivait la jeune et ravissante marquise sans trop savoir de quoi elle pouvait parler avec une personne du rang de son interlocutrice. Avec les autres servantes c’était plus facile, elles pouvaient parler de choses et d’autres entre elles mais avec une personne noble ce n’était pas toujours le cas. De plus, elle essayait de faire attention à ne pas tomber sur des sujets sensibles, trop indiscrets ou qui pourrait fâcher la jeune personne. L’ambiance entre les deux femmes était certes relativement détendue mais c’est justement cela que voulait préserver la domestique.

Avec son employeur actuel, il lui était déjà arrivé de parler un peu d’autres choses que de ce qu’il y avait à faire durant la journée ou de ce qui se passait dans les rues, le marché, à la cour, ou même encore dans un autre pays. Mais ce n’était pas chose courante dans la maison de son maître. Une fois, elle s’en rappelle encore très bien, son maître recevait plusieurs personnes dans sa demeure. La petite domestique avait dit quelque chose de déplacé à l’un des invités et avait reçu la plus grosse réprimande qu’elle n’avait jamais eu. Si elle vivait encore avec ses parents biologiques, cela aurait peut-être pu passer puisqu’ils faisaient quand même partie de la noblesse même si elle n’était pas haute. Mais cela faisait déjà plusieurs années qu’ils n’étaient plus là, que Rosa avait des parents adoptifs et qu’elle était devenue servante. Et à par ses parents adoptifs, personne ne savait son véritable nom. Quand bien même quelqu’un l’apprendrait, elle était maintenant une servante et de ce fait, elle se devait d’être respectueuse envers les personnes qui avaient un certain rang. Un respect qu’elle avait un peu mis de côté face à un comte et qu’elle dû en voir les conséquences pour se remettre les idées en place. Même sa précédente maîtresse qui était pourtant toujours à maltraiter ses serviteurs, ne l’avait jamais autant engueulée. Depuis ce jours-là, Rosa faisait encore plus attention à ce qu’elle disait ou faisait.

Elle écouta la marquise silencieusement, assise aussi de trois quart pour lui faire face. La manière qu’elle avait de se tenir ou de se comporter pouvait différencier quelque peu des autres domestiques. Ceci était souvent dû au fait qu’avant d’avoir été éduquée à devenir une servante, elle vivait en tant que personne qui allait avoir un rang une fois adulte. Bien que ce détail faisait parti de son lointain passé, elle n’avait jamais réussi à être vraiment une parfaite domestique et à se comporter comme tel.


- Je suis entièrement d’accord avec vous ! Et c’est effectivement la première fois que je viens à la cour et dans ces jardins mais je suis très heureuse d’avoir pu venir ici. Et j’espère pouvoir y revenir un jour. Peut-être que mon maître me permettra de revenir ici de temps en temps.


La domestique commençait à se sentir plus à l’aise au fil des minutes qui s’écoulaient. Elle voulait faire attention de ne pas importuner la ravissante jeune femme avec des paroles déplacées mais la marquise lui parlait de manière douce et elle était très gentille. Quelques questions commençaient à émerger dans l’esprit de la servante qui devenait curieuse. Mais elle préféra cependant les garder pour elle pour le moment. Elle se doutait qu'avec son maître qui réglait ses affaires, elle aurait bien assez de temps de satisfaire un peu sa curiosité. Mais elle devait encore se méfier du genre de la question et de la manière dont elle la poserait. Rosa savait qu'elle devait éviter les sujets trop personnels.


- Mon maître possède un jardin dont je dois m’occuper chez lui. Et j’aime beaucoup y passer du temps. Mais je dois avouer que je ne m’attendais pas à en voir un comme celui-ci. Vous aussi, vous avez l’air de beaucoup apprécier les jardins. En avez-vous un chez vous ?
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Juliette Chevalier
 

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MessageSujet: Re: Rencontre avec une marquise [pv Juliette Chevalier] Jeu 24 Oct - 13:13
    Juliette l'écouta attentivement, jouant avec les fleurs dans sa main, le temps de la petite marche, elle avait réussit à subtiliser quelques spécimen, et commença à retirer doucement les feuilles, et les épines, pour assouplir un peu la tige. Elle faisait cela assez machinalement. Comme si elle avait pratiquer l'art de la décoration florale toute sa vie. Mais non. C'était un passe temps pour la gauloise.
    Les fleurs, ces êtres si purs, si superficiels et factices. Qui ne dure que quelques jours avant de mourir, flétrissant comme la peau d'une vieille femme. Se ridant sans que l'on puisse intervenir au lourd poids de l'âge et des années qui passent.

    Lentement, elle posa son regard dans celui de la jeune femme, et sourit aimant y voir de la brillance, et ce petite pétillement d'intelligence qui émanait d'elle. C'était plaisant à constater. Elle lui rappelait sa domestique et amie. Et doucement elle se prenait de sympathie pour cette jeune personne.

    "_ Oui il y a un grand jardin où je vis. J'y vais très souvent, c'est l'endroit où je me sens le mieux."

    Elle marqua une pose et se pinça doucement les lèvres. Une pensée triste, passant rapidement dans son esprit. Elle inspira et la souffla doucement. Son regard vert s'assombrissant doucement, prenant une teinte de vert automne.

    "_ C'est comme si je faisais partie de ce décor si factice et fragile..."

    La brune secoua doucement la tête faisant se mouvoir quelques mèches de sa chevelure. Son regard se réanima, et par instinct, comme elle le faisait avec Daphnée, elle prit la main de la jolie Rosa et la lui serra doucement.
    Elle appréciait son toucher tiède et tendre. Rosa lui rappelait vraiment, fortement sa jolie Daphnée, la seule qui puisse lui remonter le moral quand ce dernier allait vers le bas. La seule, qui puisse la consoler lorsque Jeremiah était trop dur avec elle. Car oui, la demoiselle Chevalier n'aimait pas se montrer faible devant son fiancé, mais il était tellement glaçant, même si ses phrases à son égard étaient plus ou moins tendre.
    Juliette commençait à avoir assez de cette pression autour d'un éventuelle date de mariage. Son beau-père, un marquis anglais était souffrant et se faisait terrasser peu à peu par cette étrange maladie. Sa belle-mère, une française extrêmement belle, la regardait avec méprit et couvait du regard le fils du marquis avec amour. Elle se sentait de trop, sauf en présence de Daphnée.
    Elle était elle-même et c'était exactement ce qu'elle ressentait en cet instant. Du bien être.

    "_ Je vais peut-être vous surprendre, mais je me sens bien en votre compagnie.... Ma belle famille trouve que je ne devrais pas passer autant de temps avec ma servante et amie, mais je me sens beaucoup plus naturelle avec vous."

    Un léger sourire franc et doux naquit aux coins de ses lèvres. Elle serra un peu plus sa main fine sur celle de la châtain et s'approcha pour lui déposer une bise rapide et chaste sur la joue.
    Elle la relâcha et lui montra ses fleurs.

    "_ Vous savez les tresser ? Je peux vous apprendre à le faire, si vous le désirez !"

    Juliette Chevalier redevenait comme une enfant, souriante et joyeuse.

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Rencontre avec une marquise [pv Juliette Chevalier]

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