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Présentation -- Valten & Lisa Stern -- [EN COURS]

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Valten Stern

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MessageSujet: Présentation -- Valten & Lisa Stern -- [EN COURS] Ven 20 Sep - 20:06


Alles für meine Tochter.



STERN VALTEN


Carte d'identité




Nom : Stern.

Prénoms : Valten, Edward. / Lisa.

Age : 34 ans. / 12 ans.

Date et lieu de naissance : 14 Février, Krems an der Donau (Basse-Autriche). / 28 Novembre, Idem.

Rang souhaité : Mercenaire.

Nation représentée : Allemagne par naissance, bien qu'il ai fuit son pays. / Idem.

Personnage sur votre avatar : Alvin (pour Valten) & Elise (pour Lisa), from Tales of Xillia.

Parrain : Yes, My Lord ! It's Aliénor !






Physique




Valten est un homme, un vrai.

Je veux dire, regardez un peu cette silhouette : un mètre quatre-vingt-douze pour près de cent kilos de muscle, on ne voit pas ça à tous les coins de rue ! C'est à se demander avec quoi notre homme a été élevé. Sans vouloir le vanter, l'humble ami est dôté par la nature d'une constitution physique d'une rare qualité, qu'il n'a eu de cesse de développer depuis son plus jeune âge. De fait, sa silhouette athlétique, aux muscles bien dessinés, laisse sentir du premier coup d'oeil que le monsieur sait bouger vite et bien. Ironiquement, le vieux garçon n'a pas la démarche alerte, droite et puissante du soldat professionnel : il s'est en effet appliqué à la faire disparaître à volonté au profit d'une posture détendue teintée de lassitude, aux épaules un peu basses, et à la démarche lente et allongée. Cette attitude s'applique également à ses expressions : si ses cheveux d'un châtain sombre tirant sur l'ébène sont généralement toujours lissés en arrière à l'exception de quelques mèches rebelles, son regard crème teinté de bordeau sait perdre son éclat tranchant et vif pour se faire fatigué et vague, alors que ses traits joliment calligraphiés laissent de côté leur fermeté afin de se montrer sous un jour tombant et désintéressé. Toute une technique, lui permettant de sembler terne et banal, et de passer plus ou moins inaperçu même malgré sa grande taille et sa large carrure. Car avec la vie qu'il mène, savoir quand ne pas attirer l'attention peut être salvateur...

Valten recouvre généralement son corps de guerrier par des vêtements de bonne facture, mais d'une proportionnelle sobriété. Simples pantalons de toile sombres privilégiant la solidité et la souplesse à une esthétique fioriturée, bottes de soldat ou de marche, il préfère cependant un blanc uni mais humble pour ses chemises. Le seul vêtement caractéristique de l'homme est un long manteau de cuir à haut col, clairement de très haute facture et sur-mesure, décoré de lanières et de ceinture de cuir (permettant en fait, bien qu'il s'agisse à première vue de fioritures, de servir de fixation dorsale utilisable comme fourreau-passant pour épée à deux mains). Gardant généralement ce manteau ouvert, il noue souvent le col de celui-ci ou de sa chemise avec un long foulard noir aux bords brodés d'or, seul cadeau qu'il ai reçu de la femme qu'il a aimé. Il est également à noter que bien que l'ensemble de ses tenues soit bien souvent décousu et hétéroclite, Valten a appris depuis longtemps à faire en sorte qu'il soit néanmoins seyant.

Sur le plan de l'équipement, le combattant porte de quoi faire honneur à sa carrure : à son dos se trouve en effet une gigantesque épée à deux mains allemande, une [url=]Zweihander[/url], au design unique lui procurant une lame plus large que la normale et témoignant de la qualité de sa forge. Il porte également, à la hanche gauche, une [url=]épée longue[/url], elle aussi d'excellente forge bien qu'au design beaucoup plus classique et à la prise réhaussée d'une longue lanière de cuir enroulée. Dans un holster de cuir très simple, là encore à la hanche gauche (au-dessus du fourreau de l'épée longue), il possède également un pistolet à silex, toujours chargé et prêt à tirer.

Lisa, quant à elle, est une jeune fille au teint frais, avec la rare particularité d'être albinos. De fait, ses longs cheveux, lui arrivant jusqu'au milieu du dos, sont très légers et arborent une teinte d'un blanc absolument pur, et encadrent des grands yeux gentils d'un vermillon surprenant. La demoiselle n'est pas bien grande, n'atteignant que difficilement le mètre cinquante avec ses souliers, mais elle présente déjà les prémices juvénils d'une douce beauté, avec sa silhouette fine, ses mains délicates, son sourire éclatant et ses joues rosisantes. Elle est généralement habillées de jolies robes, achetées par son père, dont le degré de fioritures dépend du budget de celui-ci selon les périodes, et des régions visitées, bien qu'une seule d'entre elle atteigne le niveau de faste et la qualité en vogue à la cour...



Caractère




Soldat. Sauveur. Guerrier. Père. Mercenaire. Mari. Assassin. Protecteur. Traître. Voilà en quelques mots comment l'on pourrait résumer ce qu'est Valten en tant qu'homme. Mais comme il se trouve dans cette liste plusieurs évidentes contradictions, détaillons un peu...

Soldat. Valten a été éduqué, élevé et entraîné comme tel. [EN CONSTRUCTION]



L'histoire de votre personnage




La famille Stern était, de longue date, la famille à la tête de la Garde personnelle de la famille régnante Engelsberg, Comtes de Krems et de ses environs, dans la Vallée de Tal Wachau. Cette relation particulière remontait plus loin que la mémoire des doyens ne pouvait le citer, mais si l'on en croit l'héritage oral, elle serait née sur un ancien champs de bataille, où un Stern, alors une minuscule famille vassale, aurait héroïquement sauvé la vie d'un Engelsberg - les cinq principales villes de la Vallée, St. Michael, Wösendorf, Joching, Krems et Weissenkirchen étant en guerre perpétuelle depuis bien des décades pour le monopole de la Vallée. Suite à cette acte de bravoure et de loyauté - fort rare à cette période de couteaux tirés -, qui failli coûter la vie du Stern, le Comte offrit la tête de la garde de Krems à la famille de son sauveur, et établi que cette position deviendrait héréditaire ; pour peu bien sur que le sang des Stern se perpétue par des héritiers mâles. Ironiquement, si l'on se souvient peu des détails de cette histoire, les plus âgés des hommes ont en revanche souvenir des échos de la polémique qu'avait provoqué un tel décret à l'époque...

Ce fut donc avec un avenir tout trâcé que naquit Valten, premier et seul héritier de Johan et Reinhilde Stern. L'enfant était né fort, pesant presque le double du poids de la plupart des nourrissons, et grandit rapidement pour devenir un jeune garçon plein d'entrain et physiquement supérieur à la plupart de ses pairs. Et c'était un bon point : en tant que futur capitaine, il fut entraîné dès l'âge de huit ans par son père, qui eu la grande satisfaction de voir en son fils au moins autant de potentiel que son propre père en avait vu en lui à son époque. Il apprit à lire et à écrire tant sa langue natale que le francais et l'anglais, fut entraîné au maniement des armes et à l'art de la guerre et du combat, et fut initié aux méthodes familliales de développement du corps : poids supplémentaires cousus dans les tenues, équipements allourdis, musculation et développement de l'endurance et de l'acuité visuelle et auditive, tout y était afin de faire d'un jeune homme un guerrier aguérri, puissant et vif, une arme parfaite au sevice du Comte et digne de diriger la garde de sa cité. Et cela fonctionna à priori à merveilles : à seize ans, Valten était déjà capable de tenir tête, épée longue et bouclier en main, à plusieurs soldats réguliers sans perdre de terrain, et ne perdait presque aucun duel quelle que fut l'arme utilisée, qu'il s'agisse d'épées à une ou deux mains, de rapières, de lances, de hallebardes ou de haches. Mais à l'âge de vingt ans, ce furent sur les gigantesques espadons ainsi que sur le bâton à deux mains que s'étaient fixées ses préférences, et il avait commencé à aquérir une petite réputation d'invincibilité dans le Comté et ses environs, après plusieurs duels publics gagnés haut la main et même une bataille d'une certaine ampleur contre Wösendorf, dans laquelle il s'illustra en abattant le capitaine ennemi en combat singulier après avoir percé ses lignes presque à lui seul - une action d'une fougue frisant l'inconscience qui lui vallu d'ailleutrs tant l'admiration de ses pairs que la réprobation froissée de ses supérieurs.

Mais si sa réputation, sa fougue et son rare talent n'étaient que la surface du jeune homme, ce qu'il laissait les autres voir de lui, ce qu'il leur montrait afin de mieux cacher son seul véritable secret, la seule et unique chose qui ne devait jamais s'ébruiter. Son amour.

Valten avait en effet plus ou moins le même âge que la fille unique du Compte Engelsberg, Wilhelmina. Ils se connaissaient donc depuis toujours, et de par la proximité géographique des deux familles - le capitaine de la guarde vivant dans une grande maison dédiée pour ainsi dire collée au manoir du Comte -, l'amitié enfantine entre les deux héritiers avait toujours semblé naturelle aux parents. De plus, l'amitié entre les deux signifiait également une loyauté future assurée du garçon pour la fille lorsque celui-ci prendrait la relève de son père et lorsque celle-ci deviendrait Comtesse, ce qui ne pouvait qu'être bénéfique pour les deux familles.

Mais le Destin n'aurait pour rien au monde raté une telle occasion d'excercer son humour cynique, et au fil des années, cette amitié d'enfance entre Valten et Wilhelmina se transforma en un amour sincère et profond, qu'ils durent bien entendu garder aussi secret que possible. Et cela fonctionna, Wilhelmina n'ayant pas son pareil pour découvrir ou se frayer toute sorte de passages secrets et possédant un réel talent pour s'éclipser discrètement de sa chambre, là où l'esprit pratique et tactique de Valten lui permettait de savoir quand se permettre ou ne pas se permettre de se voir. Cela fonctionna, donc, et pendant près de dix ans, les deux amants parvinrent à ne rien laisser paraître de leur relation, profitant en plus de la difficulté du Comte à trouver un mari à Wilhelmina - la faute à des guerres de voisinage incessantes, et aux bien mauvaises relations du Comte avec la court dues entre autres à son caratère déplorable.

Hélas, cela fonctionna finalement trop bien, au point qu'un jour il devint fatalement évident que Wilhelmina était enceinte. Le père n'ayant bien entendu approuvé aucune relation et ne lui ayant jamais connu d'homme - lui-même s'étant montré bien incapable de lui en trouver un -, il entra dans une fureur noire, et n'eut aucune peine à deviner qui pouvait bien être le maraud ayant engrossé sa fille...

Valten, malgré tout son entraînement, malgré sa qualité de combattant, malgré ses sens sur-aguisés, ne put en rien prévoir une telle tournure des évènements. Lorsqu'il entendit le son caractéristique d'une troupe armée charger dans le couloir menant à sa chambre, et qu'il reconnu le bruit unique d'un corps abattu qui s'écroule au sol, il abandonna aussitôt le livre qu'il lisait et se jeta sur la poignée de son épée courte. Mais contrairement à ce qu'il avait imaginé, ce ne furent pas des bandits ou des soldats d'une comté ennemi qui défoncèrent sa porte, mais des gardes du manoir du Comte, des hommes qu'il connaissait depuis longtemps. Et leurs yeux, lorsqu'ils se posèrent sur lui, n'étaient pas les yeux de celui qui regarde un allié, pis, un supérieur, mais ceux d'hommes qui visaient un ennemi. Figé par cette vision à laquelle il ne s'était jamais attendu, il fut incapable de réagir lorsque toute une troupe investi sa chambre et le mis aux arrêts.

Il fut jeté sans vergogne dans un cachot du manoir du Comte, les poings menotés, sans eau ni nourriture. Il ne se débattit ni ne protesta : il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre pourquoi il était mis aux arrêts. Pour que ses propres hommes - il était devenu capitaine deux ans plus tôt, à la mort de son père - le voient comme un ennemi et l'enferment pour "trahison", il fallait que le Comte lui-même en ai donné l'ordre, et il n'avait qu'une seule trahison à son actif, qui avait vraisemblablement finie par être découverte. De fait, il savait que le Comte Engelsberg viendrait le voir à un moment ou à un autre, sans doute assez vite. Ce qu'il ne savait pas, c'était quelle allait être la grandeur de sa colère..

Et comme prévu, Heinrich Engelsberg ne tarda pas à venir. Deux gardes le précédèrent dans la cellule, forçant Valten à se mettre à genoux à coups de manche de lance - l'ex-capitaine du se retenir de les désarmer pour leur montrer comment on s'y prend, et se contenta d'un grognement de douleur -, avant que le Comte ne se plante devant lui. C'était un homme d'une quarantaine d'années, presque aussi grand que Valten, aux longs cheveux d'un blond cendré ondulant sur ses épaules et encadrant deux yeux sombres et des traits tirés par la rage et mangés par une longue barbe bien entretenue. Il jeta sur son capitaine déchu un regard oscillant entre la haine et le mépris, et finalement, après quelques secondes d'intense contemplation, sa voix s'éleva, à peine plus élevée qu'un souffle, rauque, profonde, dans laquelle on pouvait sentir sans peine la rage contenue et latente qui couvait.

- Valten... Toi, vermine, comment as-tu ôsé...? J'avais du respect pour tes parents, j'avais du respect pour ton nom, comme mes parents et mes ancêtres avant moi. Je t'ai toujours tout donné. Tu étais doué, méritant, à l'image de ta famille. Et pourtant, tu ôses me trahir, tu ôses cracher sur moi, sur ma générosité, et au passage sur tout ton héritage. Comment peux-tu encore te permettre de respirer après une telle infâmie...?

Valten eut un sourire en coin désabusé et ne put empêcher un soupir de traverser ses lèvres.

- "Trahison" est un drôle de mot, pour définir une réalité que vous avez pourtant eu sous vos yeux depuis des années, mais que vous n'avez pas su voir. Que voulez-vous que je vous dise, Comte ? J'aime Wilhelmina, elle m'aime aussi, et ni elle ni moi n'avions le courage de renier nos sentiments pour le bon plaisir d'autruis ou pour les convenances. J'admets que vous avez le droit de nous traiter de lâches et de traîtres.
- Tu reconnais donc votre faute, vermine... Rien d'autre à dire pour ta défense ?
- Non. Je vous ai juré loyauté, et je l'ai trahie. Faites de moi ce que vous voulez, et punissez-moi comme bon vous semble. Vous connaissant, ce sera sans doute la peine de mort. Ma seule demande est que vous épargnez Wilhelmina et notre enfant : elle n'a rien promis à personne, elle n'a fait qu'écouter son coeur, et le bébé est innocent. C'est la première et la seule requête que je vous fait de ma vie.
- Tu ne m'as en effet jamais rien demandé avant aujourd'hui. Et eut-ce en de normales circonstances, j'aurai pu envisager d'accéder à ta requêtes. Mais tu as perdu aujourd'hui toute mon estime pour toi, la changeant en mépris et en haine : je ne pardonne pas aux traîtres, Valten Stern. Je vais cependant faire preuve de magnanimité par égard envers les loyaux services de tes prédécesseurs jusqu'ici : je t'accorde ici et maintenant la main de ma fille.

Instant de surprise. Incompréhension. Comment ? Quoi ? Puis, Valten compris, il lu dans les yeux du Comte que son ton doucereux n'était que le velour entourant la lame de l'épée, et que la colère qui brûlait en lui était si grande qu'elle en effacait toute limite, toute raison, toute bride à sa cruauté. Et la voix du Comte, lorsqu'il se pencha vers son prisonnier, fut d'une froideur plus glaciale que le plus gelé des cadavres :

- De fait, ma fille devient par cet acte Wilhelmina Stern, et ne fais plus partie de ma famille. Il n'est pas question d'accepter dans la lignée de mon sang illustre une câtin et son enfant bâtard conçu dans la trahison et le secret ! En tant que traîtres au Comté d'Engelsberg, je vous condamne tous les deux à la peine de mort.

Les derniers mots étaient tombés comme un couperet. Une sueur froide coula le long de la colonne vertebrale de Valten. Pas elle. Non, pas elle. Il ne pouvait pas...

- Toi Valten, tu mourras par la guillotine, demain et en place publique, ajouta le Comte en commençant à sortir de la cellule d'un pas vif et déterminé. Pour l'heure, je m'en vais étripper moi-même cette petite pute et votre bâtard de gamin. Vous vous retrouverez en enfer.

Il sembla à Valten que son coeur cessait de battre. Les deux gardes le maintirent encore un temps à genoux, s'assurant qu'il ne bouge pas jusqu'à ce que le Comte soit sorti des geôles, et presque inconsciemment, son cerveau, son instinct de survie, sa panique alliée à son entraînemen, son esprit tactique, et son amour pour celle qui était maintenant sa femme - pas devant dieu, mais en cet instant, ça n'avait pas l'ombre d'une importance -, tout cela fit germer dans l'esprit de Valten un plan, une urgence, une suite interminable et et instantanée de possibilités, de procédures, d'actions, de choix. Et lorsque la lourde porte des geôles se referma, le bruit sourd et puissant de son cerclage d'acier frappant le granit de son encadrement fut comme le premier coup de feu d'une bataille, sonnant l'heure où cesse la réflexion et où comment l'action.

Et Valten redevint alors un guerrier.

Le bruit sourd de la fermeture de la porte n'avait même pas encore résonné une fois entre les murs des prisons qu'il avait commencé à bouger. Son corps pivota violemment sur la droite, utilisant son genou comme appuis, et alors que sa jambe gauche profitait de la rotation pour faucher les jambes du garde de droite, Valten attrappa au passage la lance qu'il tenait toujours. Dans le même mouvement, et alors que le deuxième soldat avait à peine commencé à être surpris, l'ex-capitaine fit pivoter légèrement son arme dans ses mains menotées, et la pointe de la lance vint ceuillir son deuxième adversaire sous le menton, l'écharpant d'un geste fluide et ferme, avant de ressortir de sa gorge. La seconde suivante, le garde de droite, qui avait accusé la chute soudaine suite à la première attaque de Valten, se retrouva à nouveau cloué au sol, cette fois au sens littéral du terme lorsque la lance vint se planter directement dans son coeur, passant entre les côtes avec force. L'homme de gauche agonisa quelques secondes, la main vainement plaquée sur sa gorge ouverte alors qu'il ne noyait dans son propre sang, mais lorsqu'il expira enfin, Valten était déjà hors de sa cellule.

Il y avait bien un autre garde, devant la cellule, chargé de la refermer une fois que ses deux camarades seraient ressortis, mais le temps qu'il se remette de sa surprise et qu'il tire son épée en voyant le prisonnier massacrer ses gardes, Valten avait chargé, et le percuta de plein fouet et de tout son poids, l'épaule la première, en plein torse. L'expression de surprise et le juron du geôlier se perdirent dans le premier choc, puis dans le second lorsque l'homme se réceptionna violemment contre l'autre mur du couloir, auquel il fut à son tour cloué l'instant suivant par une lance en pleine poitrine. Il ne restait plus qu'un seul ennemi à Valten dans les prisons : le garde qui avait refermé la porte, en haut des escaliers, et qui, attiré par le bruit de la bataille, descendait ceux-ci quatre par quatre. Valten perçu le son caractéristique d'une épée tirée du fourreau, et acheva de tirer du sien celle de sa dernière victime. Manier une épée longue à deux mains n'avait rien d'une manoeuvre aisée, mais les menotes ne lui laissaient pas le choix. Il chargea sans attendre pour accueillir son dernier adversaire en bas des escaliers, mais l'autre réagit cette fois assez vite, ayant deviné ce qu'il se passait : le garde parvint à parer la première attaque de Valten, trop approximative, et tenta de riposter, mais l'évadé mit toute la pression possible sur son coup et destabilisa le soldat, avant de rentrer complètement dans son périmètre. La riposte du geôlier mordit légèrement dans le biceps gauche du prisonnier, mais sans aucune distance pour frapper et mettre de l'amplotude dans son mouvement, ce ne fut guère plus qu'une égratignure. Percuté par Valten, le soldat manqua son appuis sur les marches de l'escalier qu'il n'avait pas pu quitter, et s'étala en arrière. Légèrement sonné pendant une seconde, il ne put rien faire pour se défendre lorsque son adversaire, plus fort, plus puissant, plus expérimenté et mieux entraîné que lui, abattit sa lame et lui fendit le crâne en deux.

Ainsi débarassé de toute menace immédiate, régulant déjà sa respiration pour éviter de s'essouffler trop vite, Valten fouilla rapidement les cadavres des deux gardiens des geôles pour trouver la clé le débarassant des menotes, ainsi que celle ouvrant la porte des prisons. Avant de sortir, il délesta rapidement deux des gardes de leurs ceintures et de leurs armes, s'équipant ainsi de deux épées et de leurs fourreaux qui vinrent peser légèrement sur sa hanche gauche, d'une dague qu'il glissa à sa ceinture, à droite de la boucle, et d'une lance qu'il garda en mains.

Puis il courut. Il avait déjà perdu trop de temps, et il n'avait aucun doute sur le fait que le Comte n'avait pas l'intention de faire de détours sur son chemin vers la sentence qu'il voulait faire tomber sur sa fille et son enfant à naître. Dieu merci, il connaissait le manoir par coeur, hélas il ne savait pas où le Comte avait enfermé sa fille - pas dans la chambre de cette dernière, il avait du se douter qu'elle connaissait des moyens d'en sortir discrétement. Mais il connaissait un moyen rapide de l'apprendre. Si il n'y avait eu aucun garde dans le couloir donnant sur les geôles, lorsque Valten en sorti et referma la porte aussi silencieusement que possible, il n'eut pas à aller bien loin avant de tomber littéralement sur une patrouille. Trois hommes, qui lui tournaient le dos, proches les uns des autres, à priori en train de discuter silencieusement - nul doute qu'ils devaient jaser au sujet des dernières nouvelles et de la folle colère du Comte. Etant dénué de toute pièce d'armure ou de quelque objet que ce soit pouvant émettre des bruits métalliques aisément reconnaissables, Valten n'eut aucune difficulté à s'approcher rapidement et silencieusement des trois hommes, et il n'hésita pas un instant à frapper de sa lance : un coup, deux coups, rapides et secs, en estoc, visant la nuque, et deux corps raides morts s'étalèrent mollement au sol. Le troisième n'avait même pas eu le temps de réagir que la lame d'une dague était déjà posée sur sa gorge, avant que la voix du Stern ne souffle à son oreille.

- Wilhelmina. Où le Comte la retient ? Réponds et tu vivras.

Le pauvre homme, tétanisé, ôsant à peine respirer, couina plus qu'il ne répondit :

- Dans le grand salon ! Il y va en ce moment-même ! Je vous le jure !

Pas de temps à perdre. Il avait trop peur pour mentir. D'une poussée en avant, Valten déséquilibra légèrement le soldat pour l'empêcher de se retourner ou d'agir, et le manche de sa lance ronfla dans l'air avant de frapper violemment l'homme à la tempe, l'assomant sur le coup. Le fugitif, lui, avait déjà reprit son chemin, au pas de course.

Son esprit était à la toture. Tous les hommes qu'il avait tué étaient, jusqu'à la veille, ses subordonnés, des hommes avec lesquels il avait été entraîné, au côté desquels il avait combattu, c'étaient tous des hommes honnorables et il en appréciait la plupart. Même si il n'hésitait pas, les abattre était une torture sans nom. Mais il n'avait pas le choix. Son amour pour Wilhelmina n'avait pas d'égal en ce monde, pas même la profondeur de son respect pour la parole de Dieu. Lui-même pouvait bien mourir, mais il ne laissait rien ni personne faire de mal à sa dame, et à leur enfant.

Dans sa course, il rencontra deux autres patrouilles - une qui, surprise par la tornade humaine qui leur déboula dessus, ne pensa même pas à s'interposer, et l'autre qui le vit venir et qui hésita à lever les armes en reconnaissant leur capitaine : Valten les mis hors de combat sans trop de problème, s'appliquant cependant à ne les blesser que légèrement en lisant le doute dans leurs yeux. Il y avait encore des membres de la garde qui doutaient qu'il fut un traître, ou qui doutaient du bien-fondé de la réaction du Comte. Bien. Si cela pouvait lui éviter des affrontements inutiles, c'était une bonne chose.

Il ne mit de fait pas longtemps à arriver devant la grande double-porte donnant sur le grand salon. Et là, il se retrouva nez-à-nez avec une demi-douzaine de gardes, parqués devant la porte. A leur disposition et leur attitude avant qu’ils ne réagissent à son arrivée, Valten devina qu’ils avaient du garder Wilhelmina à l’intérieur de la salle, et avaient été mis dehors par le Comte lorsqu’il était arrivé. La problématique, en l’occurrence, était donc non seulement leur nombre – Valten n’avait pas vraiment ses meilleurs armes en main, la victoire était donc difficilement envisageable, ou du moins allait-elle coûter cher – mais en plus il connaissait la plupart de ces hommes comme faisant partie des meilleurs éléments du corps de garde. Et en effet, à peine le virent-ils arriver que la plupart d’entre eux dressèrent leur lance. Toutefois, ils n’avaient visiblement pas envie d’attaquer les premiers – Valten lisait le doute dans leurs yeux comme dans ceux de la précédente patrouille.

- Ecartez-vous, s’il vous plait, lâcha-t-il, en s’arrêtant à deux longueurs de lance.

Il y eut un instant de silence. Deux des gars échangèrent un regard. Finalement, l’un d’eux demanda à Valten, sourcils froncés, dubitatif.

- C’est vrai ? Que vous avez trahi le Comte ? Que vous avez violé la future Comtesse ?
- Wilhelmina et moi nous aimons depuis des années, répondit-il d’une voix ferme. Elle porte notre enfant. A ce titre, j’ai en effet trahi le Comte. Mais nul viol. Et le Comte s’apprête à l’exécuter lui-même. Je vais l’en empêcher, quitte à en mourir. Mais vous êtes de loyaux hommes, et de bons guerriers, vous êtes précieux à Krems et je ne veux pas avoir à vous abattre. Alors écartez-vous, s'il vous plait.

Nouvel instant de silence, nouveaux échanges de regards, plus nombreux. Valten pouvait presque sentir le sentiment de malaise qui émanait du groupe. Cet instant fut brisé par un bruit sourd, le son de quelque chose de lourd tombant au sol, suivi d’un cri. Voix féminine. Valten se plia à moitié en deux, se ramassant sur lui-même lance en avant, comme un prédateur ayant décidé de passer à l’attaque. Sa voix ne lança qu’un seul avertissement.

- Bougez !

Pris de court, l’esprit assailli par leurs doutes et par les conflits entre leurs sentiments et leur devoir, les hommes s’écartèrent, et Valten ne se fit pas prier. Il chargea sans hésiter, enfonçant la porte plus que ne l’ouvrant.

La salle était haute de plafond, sans doute une vingtaine de mètres, et était vaste, environ vingt mètres de largeur pour quarante de profondeur. Ses murs étaient occupés par de grandes fenêtres pour une face, et de belles tentures aux riches couleurs pour les autres. Une grande cheminée de marbre occupait un pan du mur du fond, au bout de la grande et longue table de bois massif lustré qui occupait l’essentiel de l’espace de la salle.

Lorsque Valten pénétra dans la salle, plusieurs chaises étaient renversées d’un côté de la table, et il se figea un instant d’horreur en voyant Wilhelmina, maintenue au sol par le Comte, qui pesait de tout son poids de ses deux mains sur la gorge de la jeune femme. Au fracas de la porte s’ouvrant à la volée, le Comte leva sur lui un visage plein de haine, mais également de surprise.

- Toi...? Comment...

Valten ne lui laissa pas le temps de finir. Il s'en moquait, de toute façon. Tout avait déjà été dit, et le choix déjà faits. Il n'y avait plus de question, il ne restait que les actes. Le bras du guerrier se déplia souplement, comme un fouet, et la dague, passée à sa ceinture quelques instants plus tôt, silffla dans les airs en direction du visage du Comte. Ce n'était pas une dague de lancer, mais ça n'avait pas grande importance : lancée à une telle distance et avec une telle force, qu'elle se plante ou qu'elle frappe, l'arme ferait dans tous les cas son office de destruction sur sa cible dévolue.

Bien que vieillsant, le Comte parvint toutefois à éviter le projectile, se jetant de côté avec un éclat de voix surpris. Que l'attaque l'ai manqué n'était pas grave aux yeux de Valten : l'important était que Wilhelmina n'était plus directement menacée. Le temps que le noble se relève et tire son épée, son ex-capitaine était déjà sur lui. Mais Heinrich Engelsberg n'était pas un amateur, il avait été lui aussi initié à l'art de la guerre et du combat, et s'était entraîné durant de longues années avec Johan Stern, le père de Valten : d'un pas, il évita l'estoc de la lance du traître, et son épée s'abattit avec force sur la hampe de l'arme. Valten retira sa main juste à temps pour éviter de la voir tranchée, renoncant à l'arme qui se retrouva fracassée en deux par l'épée du Comte. D'un pas en avant, il frappa le noble de l'épaule avant que celui-ci ai pu pousser son avantage, le faisant chanceller pendant le précieux moment nécéssaire pour tirer sa propre épée.

Et le duel s'engagea. Les lames chantèrent, sous le regard médusé et hésitant des gardes toujours sur le pas de la porte, et celui horrifié de Wilhelmina.

EN COURS



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Votre pseudo : Yoruneko Shio.
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Comment avez vous connu le forum ? => Aliénor qui m'a tanné pendant un moment, l'air de rien xD
Avez vous des questions/suggestions ? => A priori non, pas pour le moment.
Avez vous lu le règlement ?


Fiche By DREAMY on YEERAM
Merci de respecter notre travail



Dernière édition par Valten Stern le Mar 21 Jan - 23:41, édité 7 fois
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Aliénor McFear

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MessageSujet: Re: Présentation -- Valten & Lisa Stern -- [EN COURS] Sam 21 Sep - 9:33
BAH, bienvenu sale pédophile ♥

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Juliette Chevalier
 

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MessageSujet: Re: Présentation -- Valten & Lisa Stern -- [EN COURS] Mar 21 Jan - 21:23
Où en êtes vous dans l'écriture de votre fiche ?

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Valten Stern

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MessageSujet: Re: Présentation -- Valten & Lisa Stern -- [EN COURS] Mar 21 Jan - 23:47
Mise à jour.

Manque encore la fin de l'histoire, ainsi que la description psy, et de la mise en page + correction générale (et les images des deux épées pour la description phy).

Je pense que ça paraît évident, mais je juge cependant utile de vous préciser que mon rythme de vie en ce moment est quelque peu bordélique, et mon temps libre est très occupé par le JDR table, altérant je l'avoue ma fréquence d'écriture forum... Désolé ^^'

Je n'abandonne pas, cependant, et cette fiche devrait être terminée bientôt x)


PS : Au cas où personne ne vous l'aurait fait remarquer jusqu'ici, je vous informe que les images des boutons "Répondre" et "Nouveau", en bas de topic, sont inversés, sans doute suite à une malencontreuse maladresse lors du changement de graph =p
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Juliette Chevalier
 

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MessageSujet: Re: Présentation -- Valten & Lisa Stern -- [EN COURS] Mer 22 Jan - 9:47
Bien, merci nous en prenons note.

P.S: Oui, nous sommes au courant et nous allons régler ce soucis.

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MessageSujet: Re: Présentation -- Valten & Lisa Stern -- [EN COURS]

Présentation -- Valten & Lisa Stern -- [EN COURS]

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