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Une Colombe perdue dans la cage aux ours [Aleksey ~]

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Colombe T. Descout

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Localisation : "Les femmes de petites vertues se retrouvent nues dans les rues"

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MessageSujet: Une Colombe perdue dans la cage aux ours [Aleksey ~] Dim 13 Oct - 22:28



Aleksey & Colombe

"En parlant peu, tu entends davantage. "-Proverbe russe-




"Son souvenir était ce rire..."
Élégante silhouette pastel dans un décor nouveau. La Russie. Colombe ne connaissait pas ce pays. Elle en avait entendu parler, d'une discussion entre son père et sa mère, ou, tout simplement, pendant ses courtes vacances en Allemagne ou en Italie. La Russie. Elle rêvait de voir ce pays. On parlait surtout des hivers qui y étaient rigoureux. La neige devait être plus belle, plus blanche. Dans sa tête, c'était ainsi la Russie. Dans sa chambre, là-bas, en France, il y avait une petite sculpture en cristal qu'un ami de la famille, un russe, avait offert pour ses quinze ans. Elle se souvenait avec nostalgie de ce grand homme aux allures d'ours, mais à la douceur d'un agneau. Il la faisait voler sur ses genoux, la laissait lui grimper dessus pour la garder perchée jusqu'à ce que le sommeil ne finisse par l'emporter. Elle l'aimait bien cet homme. Mais aujourd'hui, elle ne se souvenait plus que de son rire et sa gentillesse. Son prénom, lui, lui échappait.

-Nous sommes arrivés duchesse.- Elle se glissa hors de la voiture. Malgré les jours de voiture et les différentes escales dans les petits villages alentours, elle était d'une fraîcheur assez anormal. L’œil brillant d'excitation, les lèvres d'un rose tendre et la peau d'une blancheur éclatante. Soulevant les pans de son énorme robe aux tontes lilas, elle sauta hors de la voiture et s'étira longuement, se fichant des bienséances que son rang réclamait. Elle bailla, bouche grande ouverte et remercia le cocher. - L'ami de vos parents vous attend pour 20h. Vous avez une heure pour vous distraire duchesse, si je puis me permettre. - C'est chose faite je crois. - Malgré son sourire, sa voix était emprunte d'une certaine froideur, tandis qu'elle remettait en place une longue mèche blanche. - Enfin. Je trouverai la rue et la maison. Je ne peux guère me tromper. J'imagine. - La petite française s'éloigna du cocher avec légèreté, bien qu'avec une pointe de fatigue qui la tirait vers ce que l'on pourrait appeler un terrain favorable pour la capricieuse petite Colombe.

Tout ici était très différent. Les gens, les vêtements, l'architecture. Mais la française n'était que peu encline à s'intéresser à de la pierre. Car c'était ça. Pour elle, même la plus belle statue du monde, restait un morceau de pierre ou de terre. Ce qu'elle voulait voir, elle, c'était les échoppe de tissus, les robes, les bijoux, les parfums. Et elle déambulait dans les rues, s'arrêtant devant une vitrine, se glissant entre des personnes qui la regardaient alors avec une sorte de curiosité mêlé de méfiance. Peut-être y avait-il également une pointe de surprise. Personne ne portait de tels vêtements, si clairs, si riches, une telle chevelure, si blanche, si pure...et tout un chacun savait qu'une femme de la bourgeoisie, quel que soit son rang, devait porter le corset et les bas, choses que Colombe oubliait souvent. C'était la vue de sa poitrine dansant dans le haut de sa robe qui attirait parfois les regards. Mais elle n'y faisait pas attention.

Les uniformes. Quelle jeune femme ne craquerait pas devant l'attrait de l'uniforme. Colombe était la première à aimer ça. Combien de fois avait-elle rêvé de se glisser contre, puis sous, un de ces vêtements officiels ? Dévoiler à sa fausse innocence une épée très différente de celle que les chevaliers portaient à la hanche. Elle, c'était un tout autre fourreau qu'elle désirait offrir. Aussi, l'impétueuse s'était elle arrêté au passage de quelques soldats qui ne semblaient guère en service, au vu de leurs manières et du sourire qu'ils affichaient lorsque leurs yeux croisaient une jouvencelle. Colombe se perdit dans la contemplation de ces hommes, beaux et virils, assez longtemps pour se retrouver emportée par une vague de passant qui semblait tous se rendre quelque part de précis.

-Attendez ! Je ne vais pas...S'il vous plaît ! - Mais la vague devient raz-de-Marée. L'impétueuse devient caprice et tape du pied pour qu'on s'écarte et qu'on la laisse revenir en arrière, là où il y avait les beaux jeunes hommes. Mais rien à faire. Elle est tentée par se laisser aller et voir où tout ça l'emportera, mais tout à coup, se raidissant, elle sent deux grosses mains sur sa taille fine et elle se sent soulevée du sol. Sa stupeur est tel que le mutisme semble l'atteindre. - Que...

Elle les voit. Tous ces gens qui avancent en riant, en chantant. Un tintamarre de bruit qui aurait amusé Colombe si elle n'avait pas été quelque peu fatiguée par le trajet. Elle semble enfin se rendre compte de ce qui lui arrive, car elle crie et tape, griffe, les avant bras qui sont le mécanisme de ces mains agrippées à sa robe hors de prix. - Lâchez-moi ! Espèce de...- Elle parle en anglais, insulte en français - Bougre velu ! - Puis reprend en anglais - Vous allez me lâcher oui !- Lorsqu'on la pose à terre, elle est près d'un étal de fruit, un gros homme la regardant avec des yeux aussi surpris que les siens. Il essaie visiblement de la calmer, de lui expliquer, en russe, qu'il ne lui veut aucun mal, qu'il pensait bien faire, mais elle ne voit et n'entend qu'une grosse voix aux paroles inintelligibles pour elle qui ne parle pas un mot de russe. - Mais vous m'insultez ?!- Elle recule et lui donne une tape sur le torse. L'homme se saisit de son poignet gentiment, mais Colombe est impressionnée par la taille de cette main et s'énerve de plus belle, décochant un coup de pied dans le tibias du monstrueux vendeur ou, devrions-nous dire, du pauvre herse qui a voulu l'aider.

-Je vais appeler la garde ! Les chevaliers ! Vous allez le payer. Vous ne pouvez pas séquestré une duchesse ! Nos pays vont entrer en guerre à cause de vous ! - Et elle criait en franglais, essayant de retirer son poignet des mains de l'homme qui continuait de lui dire, le plus gentiment du monde, qu'il ne fallait pas qu'elle s'affole, qu'elle allait se faire mal. Mais même gentiment, pour Colombe, habituée aux langues douces, aux accents onctueux, toutes les paroles proférées à son encontre n'étaient qu'insulte ou réprimande. Et elle reprenant ses cris, se débattait de plus belle, ses cheveux s'échappant de son chignon tressé, un de ses seins se dévoilant parfois à la bordure de son décolleté.




“ Le désir est une vertu déshabillée. ” Eugène Beaumont

_________________

« Cendre de lune, petite bulle d'écume
Poussée par le vent je brûle et je m'enrhume
Entre mes dunes, reposent mes infortunes
C'est nue que j'apprends la vertu»


(c) scorned.soul
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Aleksey Davydov

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MessageSujet: Re: Une Colombe perdue dans la cage aux ours [Aleksey ~] Mar 15 Oct - 15:52
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