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Colombe Toinette Descout

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Colombe T. Descout

Messages : 18
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Localisation : "Les femmes de petites vertues se retrouvent nues dans les rues"

Qui suis-je ?
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Orientation sexuelle: Bisexuelle
MessageSujet: Colombe Toinette Descout Jeu 5 Sep - 15:19

  Hi, I'm Colombe Toinette Descout


 

I- Identity card

 


Nom: Descout
Prénom: Colombe Toinette
Age: 19 ans
   
Sexe: Féminin
Nationalité: Française
   
Rang souhaité : Duchesse

Nations représentée : France


 


 

II- Personality & Tastes

 

 

 

Je ne ressemble à personne d'autre...

Elle est de celles que l'on détestait. Sans prendre le temps de tâter sous le vernis, sans prendre le risque de se salir un peu, on le savait. Elle, elle ne pouvait être l'amie, la confidente. On la jalousait, on l'enviait. On avait parfois envie de sentir la jouissance de notre main sur sa jolie joue qui paraissait trop douce, trop blanche. C'est de ça dont il était question. Cette jeune femme était le trop d'un tout que l'on ne pouvait accepter. Que l'on ne tolèrait que difficilement d'ailleurs.

La prude ? La blanche petite Toinette. C'est ainsi qu'elle fut appelée jusqu'à son quatorzième anniversaire. Blanche petite Toinette portait les traits juvéniles d'une enfance heureuse. La lèvre généreuse, petite moue facilement boudeuse, fastidieuse de coquine. Son visage poupon n'avait d'égal à sa peau de porcelaine qui trouvait sa douceur dans des bains de lait qu'elle faisait régulièrement. L'eau était bien trop agressive et elle laissait cela, disait-elle, aux femmes qui ne savent pas ce qu'est la coquetterie.

Ce visage aux traits expressifs lui a valu d'autres surnoms. La Marie Antoinette à la petite vertu, jusqu'à la Vénus de France. Colombe se complaisait à jouer de ses atours de jeune fille en fleur au visage laissant paraître une innocence qu'elle n'avait plus, qu'elle avait perdue au détour d'une ruelle par un soir de pleine Lune avec un parfait inconnu. Cette innocence souillée, elle continuait de la porter en son sein, fruit encore jeune, qui n'était pas encore mûr.

Toinette, ou Colombe, comme elle préférait se faire appeler, ne passait guère inaperçue. Elle dérangeait les femmes, faisait tourner la tête des hommes. Des hommes de tout âge, de tout milieu. Peut-être que les regards n'étaient pas que lubricité et désir, mais étaient aussi désapprobation et incompréhension. Mais si certaines auraient fait de sorte d'être plus discrètes, de passer inaperçu, ou d'être remarquée uniquement pour le prestige de leurs noms ou l'élégance de leurs atours, elle, petite péronnelle, aimait qu'on la regarde pour ce corps parfois dénudé ou vêtu richement, de couleurs pastels, si peu utilisées à cette époque. Des roses, des bleus, pervenche ou menthe, du vieux roses au saumon en passant par le gris perle, elle ne s'interdisait rien. Celle qui refusait de porter le corset et les bas. Cela ne pouvait que choquer. Car dans les rues, il n'y avait que les catins qui se vêtissaient ainsi, faisant fit de la tenue qu'offrait un corsage serré, fit du fait que la peau ne devait être dévoilée qu'aux bras et à la base de la nuque.

Colombe était un bien étrange oiseau. Elle n'avait de l'animal dont elle empruntant le pseudonyme que le plumage. Cette chevelure d'un blanc imaculé qui était le cadeau d'un secret scabreux qui ne pouvait que plaire à celle qui aimait déranger. En effet, cette chevelure venait de la consanguinité dont était issue sa propre mère. C'était lourd que porter un tel secret, bien que les rois furent les premiers à suivre la voie de l'inceste. C'était lourd et choquant. Mais pour Toinette, appelons-là Colombe, c'était le destin.

Notre coquette n'était pas bien ronde. Sans avoir la peau sur les os, elle avait le corps d'une jeune femme pleine de vie et active. Un ventre finement musclé, des jambes fuselées aux mollets galbés par les talonnettes qu'elle affectionnait. Les hanches de la jeunesse n'ayant pas encore enfanté, la galbe qui plait tant à l'oeil masculin mettant en valeur de petites fesses pommelées serties d'un grain de beauté que seul des amants pouvaient connaître. Il était coutume d'entendre " La jeune fille au grain de beauté" car rares étaient ceux qui n'avaient eu les yeux posés sur cette marque annonciatrice de jouissance.

Expressive était son visage, lascive étaient ses manières. Sensuelles et légères, elle savait être femme tout comme elle pouvait être enfants. Ses expressions, ses grands yeux de biches couleurs océans, ce nez à la forme reconnaissable pour appartenir uniquement à la lignée des Descout. Et il y avait ce sourire. Un sourire aux incisives un peu grande, une dent du bonheur que l'on voit souvent car le rire est le propre de la femme qui sait jouir aussi impunément que Colombe, celle qui aurait put être la jumelle de Marie Antoinette.




   


 

Ma personnalité est ainsi...

Colombe, c'était cette jeune femme croisée sur le chemin de la vie. On y faisait attention comme on se serait inquiété d'un chiot sur son chemin. On la regardait avec haine, comme un ennemi barrant notre route. Certains l'auraient peut-être vu avec les yeux du dégoût, comme devant une aberration. Peut-être était-ce la peur qui avait emprunté leurs traits, comme un cheval devant le feu. Mais jamais personne n'avait eu l'idée, ou l'esprit de la prendre contre son sein pour la mettre sur le côté ou simplement, dans un moment d'égarement, l'emporter avec lui. Car Colombe était celle qui dérangeait. Celle dont ne savait que faire, ne saurait que faire. L'indomptable demoiselle qui n'en faisait qu'a sa tête.

Colombe, que ses parents préféraient appeler Toinette, aurait su être la fille du vent. Tantôt douce et câline, simple caresse chaleureuse, pour se transformer en la morsure glacial d'un vent d'hiver. Acerbe, froide, distante et frôlant la vulgarité dans les propos qu'elle tenait. Ainsi, on ne savait jamais vraiment comment prendre cette jeune personne. Pouvait on lui demander un menu service ou devait on la laisser seule dans sa chambre jusqu'à ce qu'elle ne sorte d'elle-même ? Avait-on le droit de frôler sa joue d'un chaste baiser ou risquait-on de recevoir une remontrance sévère ? Ses rires perçaient le silence avec autant de force que ses cris de capricieuse ingénue. Des caprices qu'elle devait à ses parents, bien trop doux et aimants avec elle. Jamais ses fesses n'avaient rencontrés la dureté d'un gantelet, jamais elle n'avait eu à essuyer le revers d'une main. Les remontrances n'étant pas coutume chez le duc et la duchesse Descout, il était donc normal de voir la jeune femme incapable d'accepter un refus. Normal de la voir se renfrogner, normal aussi de sentir passer le vent de la vengeance. Car Colombe aimait qu'on lui cède, aimait qu'on lui dise oui...

Pourtant Colombe ne disait pas "Oui" à tout va. Elle disait "oui" quand elle en avait envie. Oui, si elle se sentait d'humeur heureuse, oui, si elle vous trouvait à son goût ou avait décidé de faire de votre journée quelque chose d'agréable. Chanceux étaient ceux qui tombaient sur la douce Toinette plus que sur l'impétueuse Colombe. Chanceux, car ils avaient droit à toute la générosité dont elle était capable. Ses caresses, ses paroles, ses cadeaux. Elle riait pour eux, dansait pour eux, chantait. Elle faisait tout ce qu'ils désiraient d'elle, acceptait d'exécuter les choses les plus étranges pour eux. Les malchanceux devaient lutter contre sa mauvaise humeur, ses fourberies, ses sarcasmes et sa mauvaise tête. Boudeuse, râleuse et insoumise.

Colombe était aussi, quelque part, l'enfant que l'on souhaitait avoir, du moins, avant d'avoir gratté le vernis. Car elle apprenait vite, dotée d'un certain esprit et bien que naïve, parvenait à faire preuve d'une intelligence vive. Peut-être n'était elle pas la plus cultivée, ne s'étant jamais démarquée par ses prouesses d'apprentissages, mais elle parvenait à faire les choses le plus correctement possible et l'écriture, ainsi que la lecture furent des domaines dans lesquels, sans exceller, elle avait une certaine aisance. Tout comme dans les activités plus physiques, tel que l'équitation et le maniement de la rapière, l'épée étant bien trop lourde pour la finesse de ses bras. Malheureusement, il y avait en elle l'aventureuse enfant, qui devint la tempétueuse adolescente. Ainsi, l'aventure avait toujours tenté la jeune Colombe qui s'évertuait, de bêtises en folies, de folies en expériences, à tenter, chaque jour, de nouvelles choses. Bonnes ou non, vertueuses ou au contraire, scabreuses. Elle avait soif de découverte et cette soif s'avérait insatiable. Car tout, avec la jeune femme, était fait dans l'extrême. Car un de ses soucis premier était l'amusement. S'il n'y en avait pas, elle avait vite fait de déserter les lieux, réunions importantes ou non.

Toinette...petite Toinette n'était pas connue pour sa patience. Bien que sachant rester tranquille longtemps, capable d'oisiveté jusqu'à plus soif, il était difficile pour elle d'attendre. L'attente de quelque chose était quasi douloureuse pour elle, qui s'impatientait, piaffait, s'énervait et finissait par s'en aller, revenant lorsqu'elle l'avait décidé. On ne compte plus le nombre de domestiques envoyés à sa recherche dans les quatre coins du royaume de France. Et c'est, tel le chat, qu'elle réapparaissait, sourire aux lèvres, l'oeil brillant et l'explication plus que vague sur les raisons de son absence et le lieu de perdition dans lequel elle avait trouvé refuge.

Ainsi était la détestable adolescente qui peinait à devenir adulte et se montrait irrespectueuse de coutumes et des lois de son pays.





 

III- Once upon a time ...

 

 

 
Voici mon histoire...


Il est des familles dans laquelle tout va pour le mieux, même en des époques difficiles et de disettes, de guerre et de famine, ou la pauvreté était devenue chose courante, un peu comme de croiser un nuage dans le ciel bleu. La famille qui va être dépeinte ici, celle de Colombe Toinette Descout, faisait partie de la bourgeoisie. Une belle bourgeoisie blanche et or, cristal et pierreries précieuses. Pourtant, nous n'avait pas été toujours ainsi. Mais pour cela, il faut remonter à plusieurs années en arrière, un bon dans le temps, l'enfance de madame la duchesse et de monsieur le duc.

Monsieur a toujours été duc. Il est né duc, fils de duc, petit-fils de duc. Monsieur s'appelle Henri. Monsieur portait encore la couche, car monsieur était encore un enfant. Alors appelons le Henri. Henri a eu une enfance facile. Ce qu'il voulait, il l'obtenait. Avant même de l'avoir prononcer, on lui donnait. Un père absent pour affaire, mais une mère très présente. Trop ? Une mère peut-être être "trop" aimante ? A se le demander. Quoi qu'il en soit, Henri a eu une enfance de rêve. Mais est-ce réellement bon d'être élevé uniquement par des dames ? De ne point connaître ce qu'est un homme d'époque ? Virilité, machisme, arrogance. Il a grandit loin de tout ça. Car Henri grandissait sous le regard attendri de nourrices en plus de sa mère. Des nourrices avec qui il jouait gentiment, apprenait l'anglais, le russe et d'autres langues du monde. Il faisait la cuisine avec la cuisinière, la couture avec sa mère. Bien évidemment, cela aurait déplu à un père. Mais pour être un père, il faut être présent. Hors, le sien ne l'étant pas, il n'avait pas de droit de regard sur l'éducation du petit et se fichait bien de cela. Il jugeait inutile d'y mettre son grain de sel. Et à cette époque, avoir des manières dites de "bonne femme" mais être de sexe masculin, ne pouvait être réellement bien vu. Et les moqueries ne tardèrent pas. Henri qui se découvrait une sexualité plus proche de celle des femmes que de celle des hommes, ne tarda pas à tomber amoureux d'un jeune homme qui venait souvent faire les jardins familiaux. Une courte idylle qui prit fin tragiquement, le jeune amant faisant une mauvaise chute. Henri se remit très difficilement de cette mort et décida alors de ne plus aimer personne. Il avait quatorze ans et était déjà sûr de cela. C'est pourquoi il n'émit aucune résistance lorsque son père revint de voyage avec à la bouche le mot "Mariage". Et ce, même s'il s'agissait d'une femme et non d'un homme.

Madame, elle, n'est pas née duchesse. Elle se contentait d'être la fille de l'ombre. Fille d'un lourd secret, appelons-la, Marie. Marie était cette enfant souriante, à la chevelure claire et aux grands yeux vairons. Si elle n'avait été fille de bourgeois, elle aurait probablement été rejeté par la société, vue comme l'enfant du Malin. Ainsi, Marie est rescapée du fait d'avoir été enfantée par des nobles. Cependant, Marie n'était et n'aura jamais pu être comme tout le monde. Car Marie était une fille de l'inceste. Son père ayant violenté sa sœur qui est bien vite tombée enceinte. Mais on ne pratiquait pas l'avortement, c'était anti-catholique. Et si les parents paniquaient un peu à l'idée que l'on pose des questions, la grand-mère, elle, une femme intelligente et posée, proposa que l'on envoie la jeune mère quelque part dans les montagnes, le temps qu'elle accouche. Et l'on profiterait de la grossesse de la mère de Marie, qui se ferait ensuite passée pour celle, légitime, de l'enfant à naître. C'est ce qui se fit. Marie voyait le jour quelques semaines avant son oncle, qui devint, au vu des circonstances, son frère. Et pour tout le monde, ce fut ainsi. On ne posait pas de question. Au mieux, on faisait circuler des bruits qui étaient vite tus par la puissance de la famille de Marie. Marie n'était pas vraiment appréciée. Sans être détestée par ses proches, on la mettait un peu à l'écart, on la regardait avec les yeux pleins de fascinations répugnées. Pourtant, les rois pratiquaient souvent l'inceste, mais pas chez les simples bourgeois. C'était contre nature de copuler avec un membre de sa famille et le risque de voir naître un monstre. Ainsi, Marie ne risquait pas, selon les parents, de trouver un mari un jour. Peut-être devrait-on l'envoyer au couvent. Elle entrerait dans les ordres et on oublierait cette histoire. Mais Marie, celle qui n'avait pas le droit de choisir, vit son salut en la personne d'un certain Albert Descout. Nous le connaissons.

Albert Descout était duc. Un duc apprécié par ses amis, absents de chez sa famille et qui possédait de nombreuses maîtresses au quatre coins du monde. Albert était ce genre d'homme fort et solitaire, qui s'était marié pour faire plaisir à sa pauvre mère. Il restait désormais avec sa femme pour son fils, disait il, et par habitude. Ainsi, cet homme s'éprit de la mère de Marie et devint l'ami de son époux. Il faisait de sorte de descendre souvent dans la région, afin de profiter des cuisses de madame et du bon alcool de monsieur. Il rencontra bien vite la jeune Marie et aurait put en tomber amoureux si elle n'avait pas été si jeune. Car bien que ses manières envers son statut de mari aient été douteuses et qu'ont put avoir à en redire, il était tout en retenue et se refusait à l'adultère avec une personne qui aurait l'âge d'être son propre enfant. Par contre, rien ne lui interdisait le fait de la proposer à son fils. Et on en parla. Tantôt sur l'oreiller de madame, tantôt à la table de monsieur. Marie et Henri ferait un fort joli couple. Les parents de Marie étaient bien trop heureux de trouver quelqu'un qui ne poserait pas trop de question et la mère d'Henri ne dit pas non à l'idée de son mari, car elle voyait bien que son fils n'était pas comme tous les autres jeunes hommes.

Les épousailles se firent assez rapidement. Il ne fallait pas attendre que Marie s'éprenne de quelqu'un d'autre, ou pire, qu'Albert se rende compte de l'homosexualité de son fils. Quel scandale ce serait ! Ils étaient fort jeune, mais tant pis. Marié, on leur offrit un manoir quelque part en France. Puis, des domestiques. On pressa Marie de faire un descendant. Elle, elle n'y voyait pas à redire. Henri n'était pas laid. Et puis...il avait des manières douces qui ne pouvaient qu'amener une femme à accepter d'offrir son innocence. Par contre, pour Henri, ce fut difficile de sortir son épée tendue. Molle. Elle était molle et serait restée molle s'il n'avait pas eu l'idée de faire avec Marie comme il aurait fait avec un homme, passé par la voie interdite, avant de le faire normalement, afin d'ensemencer...car c'est bien ce qu'il devait faire, sa femme. Ils le firent ainsi plusieurs nuits d'affilées, et bien vite, Marie fut prise de nausée matinale et ses règles ne reparurent plus.

La grossesse de Marie fut accueillie a grand renfort de festivité. Les Descout n'étant pas des gens se cachant de leur fortune, sans pour autant totalement l'étalé, des bals et des banquets somptueux furent donnés en l'honneur de cette heureux évènement. Henri ne voyait pas cela comme une bénédiction, mais pas non plus comme une malédiction. On ne pouvait dire qu'il allait haïr cet enfant, bien que l'acte qui l'avait conçue était à ses yeux quelque chose de profondément répugnant. Il avait coucher avec une femme. Heureusement, Colombe, une fois ses grands yeux ouvert sur le monde, fit changé d'avis à son père.

Colombe Toinette Descout est née avec les premiers flocons de neige. Certains disaient alors que c'était pour cela que sa chevelure était si blanche. Personne ne se posait réellement de questions. Pas même Henri qui allait aimé cette enfant comme il n'avait encore jamais aimé personne, si ce n'est ce jeune homme mort dans un tragique accident. Les grand-parents paternels étaient tout en joie de voir que la descendance était en route. Le fait que ce ne soit pas un garçon ne sembla pas les déranger, ce qui, pour l'époque, était assez rare. Mais c'était probablement parce que les Descout étaient des gens assez ambitieux pour voir plus loin " On la mariera à un prince !...non. UN ROI !" Colombe avait un avenir tout tracé alors qu'elle ne savait pas encore marcher.

Toinette, c'est ainsi qu'aimaient l'appeler ses parents et grand-parents, était une enfant joyeuse. Elle riait souvent, souriait tout le temps. Lorsqu'elle se faisait mal, elle pleurait, mais cela ne durait jamais très longtemps. Elle faisait la fierté de ses parents, intelligente et curieuse. Avancée pour une enfant de son âge. Elle avait des précepteur pour toute sorte d'activités. On faisait de sorte qu'elle ne s’ennuyât jamais. Équitation, apprentissage du maniement d'une épée, danse, comédie, chant. Elle avait même droit à des activités que l'on réservait normalement aux garçons. Mais l'adolescence allait chamboulé tout ça et noircir un peu le tableau de la petite fille parfaite et prude, pure, innocente, prête à être mariée.

Il faut savoir que les Descout, plus encore que la belle-famille, étaient des gens, rappelons le, ambitieux, mais qu'en plus, ils voyaient toujours plus avant que le présent. On les voyaient souvent, surtout Albert, en train de préparer des plans sur la comète. "Demain il faudra que..." "Dans un mois, je serai..." et la formule qui revenait souvent " Les Descout deviendront la famille la plus populaire et survivra à travers les siècles, que dis-je, les millénaires." Ce fut donc sans surprise qu'Henri et sa femme virent arrivé Albert avec un jeune enfant qui devait être de deux ans à peine l'ainé de Toinette qui avait alors huit ans. "Voici le futur époux de Toinette." Le ton qu'utilisait Albert lorsqu'il parlait ainsi était sans appel. Il n'aurait servit à rien de chercher à aller à l'encontre de ses idées. Et Henri était un homme plutôt souple, pour ne pas dire mou. Quand à Marie, elle n'avait pas appris à dire ce qu'elle pensait. A voir si elle avait un jour appris à penser.

Le jeune homme s'appelait Frédérique. Il était blonds, de grands yeux bleus. Sa douceur était égal à la force qui émanerait de lui quand il aurait l'âge de porter la barbe et l'épée lourde. Un futur grand homme. Albert connaissait son père et Henri était un ami d'enfance de ce dernier. Les deux familles avaient donc tout bonheur de voir leurs enfants ensemble. Mais Toinette était encore trop jeune et pour elle, les garçons n'étaient pas encore source de plaisir ou de désir. Sa seule préoccupation étant de ne pas mourir d'ennui. Pourtant, Frédérique était intéressé par cette gamine aux cheveux étranges et à la peau de porcelaine. Et son intérêt grandit lorsqu'ils furent adolescent.

Mais comme dit plus haut, l'adolescence allait noircir le tableau. Toinette, qui préférait qu'on l'appelle Colombe, allait apprendre à aimer les garçons. Les voir d'un autre œil que celui, chaste, de l'enfant gâtée qui se voyait mère de toute une petite tribu, vivant dans un immense château ou se contentant d'un manoir, partageant son lit avec un homme que ses parents et même plus, ses grand-parents avaient désignés. Colombe allait les voir de cet oeil de luxure. Fantasme, rêve humide, jusqu'au passage à l'acte.

Le passage à l'acte se fit à l'aube de ses treize ans. C'est jeune. Mais à onze ans, elle commençait à comprendre que ses parents allaient la marier à un jeune homme. Celui qu'elle appelait Freddy. Elle le trouvait beau, mais il n'était pas le genre de chose auquel elle aspirait. D'où lui venait cette soif de libre arbitre, personne ne le savait. Mais Colombe, elle, était sûre d'une chose. Elle ne se marierait pas. Du moins, pas tant qu'elle ne l'aura pas décidé d'elle-même. Et si à onze ans elle avait compris qu'elle allait être mariée, à douze ans, elle appris que la condition pour être une bonne mariée était de garder sa pureté jusqu'à la nuit de noce. Bien évidemment que c'est jeune douze ans. Trop jeune ? Pas tant. Pas à cette époque. Et il y avait, dans les jardins familiaux, un jardinier fort sympathique. Il était âgé de seize ans et n'avait encore jamais embrassé une fille. Sa première fois à lui sera donc dans un tas de foin, dans un box des écuries, les fesses piquées par le froid de l'hiver qui approchait. Colombe découvrit les plaisirs de la chaire avec lui. Maladroitement. Les autres fois, se fut moins maladroit, un peu plus long et bien meilleur. Colombe glissait sur la douce pente de la débauche.

C'était horrible. A cette époque, on vous mettait devant une vieille femme qui vous faisait grimper sur une sorte de tabouret, écarter les jambes, afin de vérifier si vous étiez toujours pure. Colombe dut le faire. Installée sur un tabouret, les jupons relevés, cachée par un paravent, avec, de l'autre côté, tout un publique. Sa mère, son père, son grand-père, sa grand-mère et un oncle. Il y avait également les parents du fiancé et le fiancé, assis sur le lit, le rose aux joues. Ils attendaient de voir. Les Descout était paisible. Persuadé que de toute manière, la jeune femme était bien trop jeune pour avoir osé perdre son innocence avec qui que ce soit. Seulement, la vieille femme, avant même qu'elle n'ait glissé un doigt dans l'intimité de la future mariée, se vit rire au nez par l'espiègle jeune femme. "Hahaha ne te fatigue pas vieille folle. Je ne le suis plus ! Depuis mes treize ans. Tu veux savoir où ?" Le choc fut total.

Après cette révélation, qui ne manqua, croyez-le, pas de réaction de la part de l'assemblée, on annula le mariage. La famille de Frédérique, et ce, malgré l'incompréhension du jeune homme, repartit dans ses quartiers, avec un mot à la bouche: Trainée. Colombe fut mise au pied du mur. "Tu as voulu jouée à la plus fine, tu vas voir ce que tu vas voir. Nous te proposions un jeune et beau jeune homme, tu vas te retrouver avec un homme de trois fois ton âge. Ce sera ta punition." Albert était réellement en colère. Henri tenta de calmer ce père qui avait toujours tout décidé à sa place et celle de sa femme et Marie tenta de protéger son enfant. Colombe riait. Elle riait et s'amusait follement. Même si la perspective de se retrouver mariée à un homme âgé ne lui plaisait pas plus que cela.

Mais Colombe était une bonne comédienne. Une manipulatrice doublée d'une gosse gâtée. Elle savait que ses parents étaient trop aimant pour laisser faire si elle faisait part de sa tristesse, de son malheur et si elle menaçait de se suicider, de se jeter du haut des falaises. Que de jérémiade et de cris, de pleures, de supplications. Marie et Henri cédèrent, comme toujours, et finirent par convaincre Albert...en ces termes " Et si nous l'envoyions chez les roi Arthur, en Angleterre ?" Le mot roi suffit à faire céder un Albert Descout pourtant têtu.

Arthur, roi d'Angleterre, était l'ami d'un ami proche des Descout. Henri avait fait pas mal de choses avec cet ami et leur bonne entente avait permis à Henri de s'intéresser aux autres cultures, surtout à celle d'Angleterre. Il avait, ainsi, appris à sa fille à parler la langue presque parfaitement, tout comme le russe, appris avec son grand-père et l'allemand, qu'elle avait appris avec une nourrice. L'intelligence qu'elle n'avait voulu mettre dans d'autres branches, Colombe l'avait focalisée sur l'apprentissage des langues. Et donc, revenons en à cet ami, qui toucha deux mots à Arthur de cette enfant que personne ne parvenait à mettre sur le droit chemin. On ne sait réellement ce qui se dit entre eux deux, mais l'ami revint avec la promesse d'un pays puritain, dans lequel la jeune femme ne pouvait que trouver sa voie. Autre que la débauche. Car c'était bien de cela dont il était question.

Ainsi, Colombe était en route pour l'Angleterre, à la cour d'un roi qu'elle ne connaissait que de nom...

   



 

IV- Who am I ?

 

 

 

Prénom/Pseudo: Niniak
Age: 22 ans
   Sexe: Ladyboy...ou femme viril ! rr rr rr
Où as-tu trouvé le forum ?: Arthur m'a envoyé une invitation ~
   Si tu devais ajouter quelque chose au forum ?: Heu...rien...enfaite.
   Raconte ta vie: Il est 2h35 du matin...so...
   As-tu bien lu le règlement ? Yes, My Lord
   DC: -



  Fiche codée par UmiBwack sur Libre Graph.Ne pas retirez.
 

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Dernière édition par Colombe T. Descout le Ven 13 Sep - 0:35, édité 14 fois
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Colombe T. Descout

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MessageSujet: Re: Colombe Toinette Descout Jeu 5 Sep - 15:27
Je préviens juste que je ne vais pas pouvoir faire de modification pour l'instant, car mon ordinateur semble ne plus vouloir que j'édit mes messages ._. je m'excuse donc d'avance.

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MessageSujet: Re: Colombe Toinette Descout Jeu 5 Sep - 15:36

Je te souhaite la bienvenue !!


Ne t'inquiète pas pour ta fiche, tu as jusqu'au 19 septembre pour la terminer et si ton soucis persiste, tiens moi au courant et on essaiera de faire autrement !

Bon courage !


Dernière édition par Élise de Constance le Jeu 5 Sep - 16:08, édité 1 fois
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Arthur Ashford

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MessageSujet: Re: Colombe Toinette Descout Jeu 5 Sep - 16:08
Sois la bienvenue parmi nous ! Ca me fait vraiment plaisir que tu sois venue.

N'hésite pas si tu as besoin de quoi que ce soit.

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Colombe T. Descout

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MessageSujet: Re: Colombe Toinette Descout Jeu 5 Sep - 16:59
Merci pour l'accueil.

Pour le moment j'ai toujours le problème. Je verrai demain. De toute, je vais faire ma fiche sur word et on verra bien ^ ^ ~

EDIT: Je tenais à prévenir que je parle de Marie Antoinette. Afin que personnes ne crie aux meurtres de la culture historique, j'ai écrit toute ma fiche a l'imparfait, car je vois cette fiche comme le récit de Toinette lue plus tard.

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MessageSujet: Re: Colombe Toinette Descout Ven 13 Sep - 0:36
Désolé pour le double poste: J'ai terminé ma fiche ~ ENFIN !

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MessageSujet: Re: Colombe Toinette Descout Ven 13 Sep - 14:06

Je valide !


Comme l'indique l'intitulé, tu es validé(e) !
=> Cependant, je vais t'attribuer les points de réputation d'une "princesse" car, la qualité de ta fiche va au dessus de Duchesse. Mais vu que ton histoire est basée sur les ducs je ne te ferais pas changer le tout.
A présent je t'invite à aller recenser ton Avatar, afin de préserver ton personnage. Ensuite, afin de commencer ton histoire à nos côtés je te laisse aller jeter un coup d'oeil aux demandes de Rp's. Et enfin, pourquoi pas créer ta fiche de liens, afin que nous soyons tous au courant de tes relations et Rp's !

Bonne continuation sur His Majesty !

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MessageSujet: Re: Colombe Toinette Descout

Colombe Toinette Descout

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